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Cuma de la Brutz à Fercé (Loire-Atlantique)

Un fissurateur home-made pour ouvrir les lignes de semis

Publié le 09/01/2015 - 14:27

Avoir du matériel polyvalent et efficace pour simplifier les itinéraires techniques : voici la réflexion menée à la Cuma de la Brutz, à Fercé (Loire-Atlantique). C’est dans ce cadre qu’a été acheté en 2013 un combiné constitué d’une herse rotative Kuhn de 4,50 m couplée à rampe de semis et une trémie frontale de 1500 l (combiné BTF 4500R – 180000 euros). Un fissurateur six dents ajouté devant la herse rotative ouvre les lignes de semis, participant à l’arrêt du labour dans un objectif de réduction du nombre de passages et des tassements.

L’objectif était de bénéficier d’un matériel de semis performant pour aller plus vite et obtenir une vraie qualité de semis, mais sans investir seul sur des montants trop élevés, explique Christophe Grandière, président de la Cuma.

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Pour Christophe Grandière, agriculteur à Rougé (Loire-Atlantique) et président de la Cuma de la Brutz, l’objectif est d’avoir du matériel polyvalent, performant, et valorisant l’agriculture de précision.

Comme lui, trois autre polyculteurs éleveurs (bovins lait/viande) et un céréalier pur (80 ha) en double actif ont pris part à la démarche. Au total, près de 600 ha de céréales d’hiver, colza et maïs à semer chaque année avec ce nouveau combiné.

L’outil de fissuration semble plus adapté que des TCS pour intervenir dès mars, développe Christophe Grandière :

Pour éviter de compacter la terre avec un fissurateur lourd, nous avons choisi d’adapter uniquement les dents sur la herse rotative, devant les lignes de semis.

Pour créer leur fissurateur, les agriculteurs fabriquent trois supports en tube acier pouvant recevoir deux dents réglables en hauteur et écartées de 75 cm, le tout boulonné au-devant de la herse rotative, plus flexible qu’une soudure. Selon les travaux, les ailettes des dents peuvent être enlevées. Prix de fabrication main-d’œuvre comprise : entre 8000 et 10000 euros. L’investissement tracteur + combiné est établi sur sept ans, avec une facturation aux adhérents de 50 euros/ha hors chauffeur.

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Les six dents peuvent être équipées d’ailettes pour travailler sur une surface plus large, comme pour les semis de céréales.

L’intérêt est d’ouvrir une ligne de semis sur 10-15 cm de profondeur, et non de décompacter le sol à proprement parler sur 25 cm.

Pour les semis de maïs 2014, nous avons utilisé des dents avec ailettes. Cependant, les problèmes de bourrage au printemps et notre volonté de descendre un peu plus profondément nous conduisent à vouloir utiliser les dents sans ailettes pour les semis 2015.

L’enjeu serait ainsi d’apporter l’engrais plus profondément au moment du semis de maïs, en passant de 7 à 10-12 cm, pour des graines mises à 4-5 cm de profondeur.

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