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Matières premières

Les marchés boostés par la météo, le pétrole et le dollar

Publié le 07/06/2016 - 12:26

Conséquences des fortes précipitations dans la région Centre - Val de Loire. © DR

À quelques semaines du début des récoltes, le weather market et le contexte macroéconomique amènent de la volatilité et de la pression sur les marchés. Les conditions climatiques de la fin du mois de mai, début juin en Europe continuent d'inquiéter les opérateurs. Le ministère de l'Agriculture en France a d'ailleurs revu à la baisse la production d'orge et de colza respectivement de 3,7% et 0,5% en précisant : « Les cultures d’hiver ont bénéficié de bonnes conditions météorologiques au cours de l’hiver, mais la fraîcheur du printemps a freiné le développement des cultures. L’humidité a favorisé l’apparition d’insectes, de maladies et champignons qui pourraient pénaliser les rendements et les inondations intervenues fin mai, début juin pourraient localement entraîner des dégâts sur les cultures ». D’ailleurs, dès vendredi dernier, le rapport de suivi des cultures de FranceAgriMer indiquait une dégradation significative des conditions de culture.

De l’autre côté de l’Atlantique, globalement les conditions de culture sont satisfaisantes et supérieures aux moyennes des 5 dernières années. Toutefois les précipitations incessantes dans le sud du pays, États du Texas et de l’Oklahoma, retardent les récoltes de blé et font craindre des problèmes de qualité. Enfin, Argentine et Brésil font toujours pression sur le soja et le maïs en raison des conditions climatiques extrêmes, pluies pour le premier, sécheresse pour le second.

Pétrole et dollar accentuent la pression

Du côté des éléments macroéconomiques qui viennent en soutien, citons le pétrole et le dollar. Pour le pétrole, le baril poursuit sa lente remontée depuis début avril, il tutoie les 50 dollars depuis une dizaine de jours. Est-ce pérenne ? Pour l’analyste Saxo Bank, cela pourrait tourner court, dans la mesure où l’Opep n’a pas vraiment intérêt à ce que le baril dépasse les 55 dollars. En effet, au-delà, le pétrole de schiste devient à nouveau rentable, ce qui pénalise de fait le pétrole.

Le baril de pétrole poursuit sa lente remontée depuis début avril. © Ded Pixto/Fotolia

Enfin du côté de la politique monétaire américaine, la présidente de la FED (Banque centrale américaine), Janet Yellen, qui tenait hier à Philadelphie une conférence de presse, s’est prononcée en faveur d’un relevé des taux directeurs mais sans en préciser le timing. Cette annonce est de nature à soutenir le billet vert à moyen terme. Une annonce qui a quelque peu surpris les opérateurs, compte tenu des mauvais chiffres sur le chômage publiés vendredi dernier. Mais la présidente fait preuve d’optimisme. Elle a en outre précisé que l’issue du référendum du Royaume-Uni quant à son maintien ou non dans l’UE pourrait avoir des répercussions sur l’économie. Les derniers sondages en date placent les pro-Brexit en tête. 

Commentaires

Ce dérèglement climatique nous fait poser de réels questions ??? Si les phénomènes récents sont liés au dérèglement de notre climat dans une perspective de moyens et long terme, comment pourrons nous faire face à d'aussi dramatiques situations...Ne rêvons pas , ni assurances ni État ne seront en mesure de répondre à de tels sinistres de manière "répétées"...Souhaitons pour le bien de tous que nos spécialistes du climat se trompent !!!! Sinon, nous allons vivre des cata...

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