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Éric Gobard, Seine-et-Marne : l'eau sous haute suveillance

Publié le 21/07/2015 - 12:03

Éric Gobard cultive 200 ha en Seine-et-Marne. Il se convertit en 2009 à l’agriculture biologique pour protéger la ressource en eau des populations voisines. Aujourd’hui, ces voisins deviennent ses clients et viennent chercher leur farine à la ferme. Le cycle est bouclé. Son exploitation fait partie des Talents Tech&bio mis en avant pour l'édition 2015 du Salon Tech&bio, qui aura lieu les 23 et 24 septembre à Valence (Drôme).

Dès son installation en 2002, Éric Gobard est sensibilisé à la protection de l’eau. Un captage est situé au milieu même de ses parcelles et fournit l’eau à 26000 personnes de façon instantanée. En 2009, il franchit le cap et se convertit à l’agriculture biologique par souci de préserver la qualité de l’eau.

Dans le même temps, avec son épouse Anne, ils choisissent de mieux valoriser leur production et produisent également depuis cette date une farine de meule à destination des boulangers, des crêperies et des particuliers via la vente à la ferme et dans plusieurs magasins de producteurs.

« La demande est au rendez-vous et nous valorisons bien nos produits. La plus-value est bien réelle et c’est essentiel pour pérenniser l’activité, investir et évoluer », témoigne Anne Gobard.

Techniquement, l’exploitant ne rencontre pas de grandes difficultés : « Grâce à l’allongement des rotations et au respect des sols. La conversion se passe bien ».

Pour l’instant, seuls 66% des surfaces sont en agriculture biologique. Cette mixité est maintenue en raison d’une étude en cours menée sur l’exploitation par le CNRS et l’Université parisienne Pierre et Marie Curie sur l’impact sur les fuites d’azote de l’agriculture biologique. Les parcelles en bio et en conventionnelles sont comparées. Elles sont ainsi équipées de capteurs qui mesurent les gaz à effet de serre, et de tubes PVC enterrés qui évaluent la concentration de nitrates dans les eaux. Un scientifique vient faire des mesures chaque semaine. « Plus on va mesurer l’impact des différentes pratiques agricoles sur la pollution, plus on va pouvoir améliorer les méthodes de tous », affirme l’agriculteur.

Mais dès la fin de l’étude en 2017, il compte bien convertir l’intégralité de l’exploitation !

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