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Une deuxième vie pour les eaux usées ?

Publié le 15/01/2016 - 11:30

L’institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture, Irstea, a communiqué sur un projet de recherche qu’il mène au sein d’un consortium de 5 entreprises et de 3 laboratoires de recherche (dont Irstea). Ce projet teste une solution complète de réutilisation d'eaux usées traitées sur un site pilote en Camargue, à Mauguio (Hérault). Il intègre tout le processus, depuis les procédés de traitement en sortie de station d’épuration, jusqu’à la distribution de l’eau au point d’usage.

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La réutilisation des eaux usées traitées pourrait en effet représenter une solution pour l’irrigation agricole. Cette option est peu utilisée en France : l’Irstea indique que cette pratique mobilise un peu moins de 20000 m3/jour, soit seulement 2% des volumes qui sont réutilisés dans d’autres pays européens.

Et de fait, cette méthode « doit faire face à divers défis à la fois réglementaire, sanitaire, environnemental, économique, sociologique et technologique », souligne l’Irstea.

L’étude, initiée en 2011, bénéficie à présent de 4 ans de reculs, à savoir 2 ans d’exploration de solutions techniques et 2 ans d’expérimentations et d’analyses.

La plateforme est constituée d’une unité de traitement, au sein de laquelle se déroulent filtration, stockage tampon, désinfection par réacteur ultra-violet, et d’une unité de valorisation avec une parcelle témoin engazonnée sur laquelle intervient l’Irstea. Celle-ci est divisée en 3 blocs irrigués selon différentes modalités (aspersion, goutte-à-goutte enterré ou non), avec deux qualités d’eau issues de l’unité de traitement et une qualité d’eau de référence utilisée habituellement dans la région pour des applications agricoles.

L’institut a pour mission d’évaluer et d’améliorer les performances des systèmes d’irrigation à la parcelle tout en veillant à la maîtrise de la distribution pour éviter tout risque de contamination.

L’un des points de surveillance dans le dispositif concerne les risques de colmatage du fait d’eaux nutritives favorables à la multiplication de bactéries qui constituent des biofilms.

L’Irstea contrôle en outre les dérives potentielles d’aérosols au niveau des dispositifs d’aspersion en présence de vent.

Ce travail pour maîtriser finement la dispersion pourrait, selon l’Irstea, initier de nouvelles applications, comme l’épandage de produits phytosanitaires via le système d’irrigation.

Pour en savoir plus : site de l'Irstea

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