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Sécuriser et faciliter l’emploi des produits de biocontrôle

Publié le 13/04/2015 - 17:44

Comme pour le développement d’un produit de lutte chimique, les efforts de R&D s’attachent de plus en plus à la formulation des produits de biocontrôle, de façon à améliorer la durée d’action (résistance aux UV, moindre dépendance aux variations de température ou d’hygrométrie par exemple), leur praticité d’emploi et la régularité de l’efficacité. Ces travaux portent également sur les modes d’application et de diffusion du produit de biocontrôle.

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Pour les bio-insecticides, il s’agit par exemple d’optimiser leur diffusion et par conséquent leur efficacité. À ce titre, on peut citer les recherches en cours au Royaume-Uni associant firmes (BASF et Exosect notamment) et institut de recherche Rothamsted, visant à développer un système de contrôle « alternatif » des coléoptères ravageurs des cultures de pois. Il combine attraction des insectes et lutte par un agent de lutte biologique. Dans un premier temps, les insectes sont attirés par des odeurs spécifiques (soit par des phéromones, soit par des odeurs de pois en floraison) dans un dispositif dont ils ressortent porteurs d’un bio-insecticide. Des spores d’un champignon entomo-pathogène sont en effet « collés » (car au préalable « chargés » électro-statiquement) sur leur carapace. Cela permet d’éliminer ces insectes et surtout d’amplifier l’effet de cet agent de biocontrôle, puisque les insectes vont se contaminer entre eux, propageant par simple contact entre individus le champignon entomo-pathogène.

Les recherches sur la formulation concernent les nouveaux produits, mais aussi ceux déjà sur le marché, comme les trichogrammes contre la pyrale du maïs, un des premiers moyens de biocontrôle développé avec succès en grandes cultures. Un concept sans cesse amélioré : au niveau de la « formulation » avec l’addition d’une solution nutritive pour les trichogrammes par exemple, mais aussi à travers les méthodes de pose, avec des épandages désormais testés par avion et par drone.

La facilité d’application et la sécurisation du résultat font clairement partie des axes de travail pour lever les freins à l’utilisation des produits de biocontrôle.

Une des pistes suivies est d’associer le produit de biocontrôle avec un produit conventionnel, soit en solution prête à l’emploi (comme l’association du Bacillus pumilus souche QST 2808 et de la picoxystrobine dans la solution Acapela Soft control de DuPont contre le sclérotinia du colza) ou en programme (comme le Vacciplant de Goëmar, couplé avec une demi-dose de fongicide en céréales).

 

 

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