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Graines d’agriculteurs

Moins d’intrants, plus d’agronomie !

Publié le 12/08/2016 - 14:00

Graine d’agriculteurs 2016, c’est reparti, avec les sélections des candidats par les jurys nationaux !

Découvrez le parcours et les projets d’un jeune agriculteur sélectionné, Antoine Bontant.

Graines d’agriculteurs : Antoine Bontant, céréalier à Abainville (55). © T&V Productions

Céréalier à Abainville (55), le jeune homme de 26 ans est installé depuis 2014 en Gaec avec ses parents sur 320 hectares de grandes cultures (105 ha de blé, 60 ha d’orge d’hiver, 65 ha de colza, 51 ha d’orge de printemps, 20 ha de pois printemps, 7 ha de trèfle incarnat porte-graine, 14 ha de prairies).

Et de fait, avec ses deux parents agriculteurs, Antoine Bontant a été bercé par l’agriculture. Au point de s’orienter vers un lycée agricole dès sa sortie du collège. Il y obtient un BEP agricole et poursuit ses études par un Bac pro « CGEA » conduite et gestion de l'exploitation agricole. Après un apprentissage de deux ans en mécanique agricole, il travaille comme mécanicien agricole durant 4 ans et demi.

Puis il saisit l’opportunité de reprise d’une exploitation de 70 hectares, un capital qui, une fois ajouté à la ferme de ses parents, lui permet de s’installer à son tour en 2014.

 

L’agronomie au cœur du projet

Avec un père déjà tourné vers la réduction d’intrants, et notamment les produits phytosanitaires, Antoine Bontant entendait bien poursuivre dans cette voie et même la renforcer. Pour cela, un levier principal : de bonnes pratiques agronomiques. Celles-ci commencent par un allongement de la rotation et de la diversification. La proportion de cultures de printemps et de légumineuses est ainsi augmentée sur l’exploitation. Antoine se forme également aux techniques de réduction de doses de produits et de bas-volume. Un moyen d’optimiser au plus juste l’usage des produits mais aussi de faciliter l’organisation du travail car les parcelles sont réparties en trois sites distants d’une cinquantaine de kilomètres.

En alternance avec les cultures d’hiver, les cultures de printemps permettent au jeune agriculteur de gérer les mauvaises herbes avec moins d’herbicides. Quant aux légumineuses, pois de printemps et trèfle incarnat, elles amènent de l’azote grâce à leur fixation de l’azote de l’air, une part qu’il ne sera pas nécessaire de couvrir avec des engrais. Antoine se lancera également dès les prochains semis dans les associations colza-féverole, un moyen qui permet à la fois de réduire les apports d’azote et d’insecticides sur le colza.

Un assolement plus diversifié et des rotations plus longues, réduction de dose et bas-volume, permettent aussi un travail plus efficace et mieux réparti durant l’année. Un aspect important pour le jeune agriculteur qui est très investi dans des responsabilités extérieures, à la fois professionnelles et comme adjoint dans sa commune.

 

Et ce n’est pas fini !

Pour Antoine, il s’agit à présent de conforter son système, sur les plans agronomiques et économiques. Très soucieux de préserver son sol, il s’intéresse à l’agriculture de conservation et aimerait tester un jour le semis direct.

Il souhaiterait aussi pouvoir construire un nouveau bâtiment pour augmenter le stockage des céréales, afin de gagner en indépendance sur la commercialisation. Il aimerait y associer une aire de remplissage et de lavage de son pulvérisateur avec un bassin de filtration planté de roseaux.

Retrouvez prochainement tous les portraits des sélectionnés sur le site Graines d'agriculteurs et votez en juillet-août !

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