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Images satellites

Le traitement NDVI des images satellites Sentinel 2 au service des agriculteurs

Publié le 24/04/2020 - 15:26

Si les applications valorisant les images prises très régulièrement par les satellites Sentinel fleurissent un peu partout dans le monde agricole, il ne faut pas oublier que les technologies sont accessibles gratuitement en ligne pour tous ceux qui souhaitent s’approprier ses outils.

 

Le traitement NDVI des images satellites est un bon outil pour aider l’agriculteur à identifier un problème dans ses parcelles. Ici, un défaut de pression sur un pivot d’irrigation pénalisant les bord extérieurs de la parcelle. Crédit photo : Précifield

Le traitement NDVI des images satellites est un bon outil pour aider l’agriculteur à identifier un problème dans ses parcelles. Ici, un défaut de pression sur un pivot d’irrigation pénalisant les bord extérieurs de la parcelle. Crédit photo : Précifield

 

L'indice NDVI (Normalized Difference Vegetation Index) est un indice normalisé permettant de générer une image affichant la couverture végétale (biomasse relative). Cet indice est calculé à partir de l'absorption du pigment chlorophyllien dans le canal rouge et la haute réflectivité des matières végétales dans le canal proche infrarouge (NIR). En d’autres termes, le NDVI est un indicateur exprimant l’intensité de l’activité chlorophyllienne d’une surface donnée. Il varie de 0 à 1. Au cours du cycle végétatif d’une culture, il va d’abord augmenter puis diminuer une fois la sénescence de la culture engagée.

 

Pour Alexandre Weil, co-fondateur de Précifield, «le NDVI met en évidence la vigueur végétative d’une culture». Pour lui, «le NDVI est le traitement des images aériennes qui est sans doute le plus adapté aux productions de grandes cultures classiques !» En effet, nous avions presque oublié de vous dire que le NDVI est obtenu à partir du traitement des images aériennes et notamment satellitaires. La mise en orbite des satellites Sentinel 2 par l’Union européenne offre désormais à tout un chacun l’accès à des images satellites gratuites à une fréquence de 5 jours.

 

Le NDVI, formidable outil pour mieux organiser les tours de plaine

 

Désormais, il est assez facile de visualiser les images issues des satellites Sentinel 2 et de les utiliser. Le site Internet sentinel-hub le permet. Les images offrant une résolution d’une trentaine de mètres de côté ne sont pas les plus précises qui soit, mais elles permettent de visualiser tout de même les différentes valeurs de NDVI dans une parcelle. Alexandre Weil, qui propose sur myPrécifield une cartographie un peu plus précise avec une résolution de 10 mètres de côté, indique «qu’il ne faut pas essayer de faire dire aux cartes de NDVI davantage que ce qu’elles expriment réellement. Il est possible de voir beaucoup de choses au travers d’une image NDVI, mais cette information prend toute sa valeur quand on met ses bottes et que l’on va sur le terrain. Cette technologie ne retire pas l’obligation qu’a l’agriculteur de bien connaître ses parcelles pour optimiser avec l’image NDVI sa conduite culturale. Attention aux limites du conseil automatique, car une zone avec un plus faible indice peut traduire un besoin d’azote, un stress hydrique, une pression fongique, ou des dégâts de gibiers, etc.»

L’image NDVI est un formidable outil pour organiser ses tours de plaine, identifier les zones à observer, et conforter ses choix agronomiques.

Une fois la zone détectée sur l’image, l’agriculteur peut identifier la source du problème en se déplaçant sur la parcelle. Ici, la détection d’un foyer de mildiou sur échalote. Crédit Photo : Précifield

Une fois la zone détectée sur l’image, l’agriculteur peut identifier la source du problème en se déplaçant sur la parcelle. Ici, la détection d’un foyer de mildiou sur échalote. Crédit Photo : Précifield

C’est un outil avec un potentiel important pour l’agriculture au détail près que l’hétérogénéité d’une parcelle peut être gommée quand la valeur de l’indice NDVI approche 1 et que l’activité chlorophyllienne est à son maximum. Alors cet indicateur pourrait être remplacé par le LAI (Leaf area index) qui a tendance à moins saturer dans la seconde partir du cycle des cultures. De par son coût plus élevé, ce second indicateur vise davantage l’arboriculture, la vigne ou certaines productions à forte valeur ajoutée, selon Alexandre Weil.

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