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Maïs

La lutte contre les pyrales du maïs doit être anticipée

Publié le 30/03/2022 - 10:00

La bonne gestion des résidus des cannes de maïs permet de limiter les populations larvaires de pyrales. Pixel6TM 

La pyrale (ostrinia nubilalis) est un des ravageurs les plus surveillés sur maïs à partir du printemps et jusqu’au début de l’été. Les larves creusent des galeries dans la tige du maïs et peuvent causer des pertes de rendement significatives (environ 7% de rendement en moins pour une infestation d’une larve par pied). Dans une logique de performance couplée à une volonté de réduction des produits phytosanitaires, il est important de connaître ces insectes et de les anticiper pour réduire leur impact sur le maïs. 

Une gestion adaptée des résidus limite les populations larvaires de la pyrale

Aujourd'hui, la pyrale peut se protéger de l'hiver dans les résidus des cannes de maïs jusqu’à des températures de -20°C. Les conditions climatiques à elles seules ont donc une influence presque nulle sur la gestion des populations larvaires de ces insectes. 


La gestion des résidus de cultures est le premier levier pour limiter la présence de populations pouvant présenter un risque pour le futur maïs à implanter. Les approches à privilégier sont le broyage ou le roulage à ras de terre, puis faire en sorte que la matière organique résiduelle se dégrade le plus rapidement possible. Cela passe par une augmentation de l'activité biologique du sol, la mise en place de couverts de légumineuses et/ou une application de solution azotée pour accélérer le processus de dégradation des cannes de maïs.

Réduire les pontes d’œufs par des applications de sucre en végétation 

Des applications foliaires de sucre en végétation ont montré une efficacité sur ces ravageurs. Les pyrales adultes sont sensibles au taux de sucres dans la sève: une augmentation de la concentration en sucres réduit les pontes d'œufs. Si des applications d’infra-doses de sucre n’ont que peu d’impact sur la glycémie de la sève, des études d’Inrae ont démontré qu’elles pouvaient impacter le signal chimique dans la plante et troubler le comportement des insectes.

Un apport de mélasse (1 l/ha) ou de saccharose (1 g/100 l) ou de D-Fructose (0,1 g/100 l) seul ou couplé à un insecticide peut être un bon levier pour limiter l’attaque de ces insectes. Le D-Fructose a démontré la meilleure efficacité (-43% de ponte des pyrales, contre -30% de ponte avec le saccharose). L'application se fait au stade 4-5 feuilles.

La surveillance reste primordiale pour intervenir en cas de dépassement du seuil d’intervention 

Les différents suivis biologiques (chrysalides, vols et pontes), comptages et observations réalisés en cours de campagne, ainsi que les informations relayées par le bulletin de santé du végétal (BSV) sont des éléments à suivre de près pour une bonne gestion de ces ravageurs sur maïs. Ils permettent de définir les périodes optimales d’intervention selon le mode d’action de la protection déterminée.

Pour assurer une bonne efficacité, le positionnement des insecticides est la clé de la réussite. La majorité des insecticides non sélectifs (pyréthrinoïdes) ont une action uniquement larvicide. C'est pour cette raison qu'il est important de viser le pic de vol: 50% de l'émergence des adultes +10 à 15 jours (moment où le maximum d'individus seront au stade "baladeur").

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