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Colza

Des colzas opportunistes pour assurer l'assolement

Publié le 13/08/2020 - 12:00

Incorporé dans un couvert, le colza peut très bien devenir la culture principale s’il est suffisamment bien implanté. © Pixe6TM

Assurer le bon développement des colzas prévus à l’assolement, c’est bien. Mais désormais il est de bon ton de prévenir les potentiels accidents en semant des colzas opportunistes au cas où…

Si l’on souhaite maintenir le colza dans les assolements des exploitations, intégrer sur certaines parcelles des colzas opportunistes est une solution. C’est-à-dire des colzas mélangés à un couvert végétal. Dans cette stratégie, le colza remplace les crucifères habituellement incorporées dans le mélange – les moutardes pour ne citer qu’elles – à sa dose de semis en plein. Une petite fertilisation localisée au semis ne peut pas faire de mal non plus.

Ensuite, il n’y a plus qu’à attendre la fin de l’automne, le début du mois de novembre, pour faire un point sur la parcelle. Le colza est-il uniformément réparti sur la parcelle ? Est-il suffisamment développé pour passer l’hiver ? Sa situation parasitaire est-elle satisfaisante ? Si la réponse à ces trois questions est « oui », il est alors possible de conduire la parcelle jusqu’à la récolte. Il convient ensuite de faire un point sur les « vraies » parcelles de colza. Si tous les feux sont au vert également, le colza opportuniste aura fait office de couvert. Dans le cas contraire, il remplace les parcelles en difficulté… Dans ce cas de figure, il est indispensable d’appliquer au moins un herbicide anti-graminée racinaire à base de propyzamide. Si des adventices dicotylédones sont présentes, les nouvelles solutions de post-levée (Mozzar/Belkar et Fox) conviennent très bien.

De la souplesse dans l’éventualité d’un remplacement du colza

En plus de « nettoyer » un colza opportuniste, ces solutions de post-levée offrent plus de sérénité aux colzaiculteurs. Elles leur permettent de n’engager aucun herbicide avant de s’assurer que la culture est bien implantée. Ce qui permet de réduire le stress quant à la réussite absolument nécessaire de la culture et d’offrir plus de souplesse dans l’éventualité d’un remplacement de la culture. Sans le moindre herbicide engagé, l’agriculteur est libre de remplacer le colza par une céréale d’hiver ou une culture de printemps. Si le désherbage du colza a déjà été réalisé, il n’y a aucun autre choix que d’implanter une culture de printemps.

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