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Bioline Agrosciences

De l'innovation sur les trichogrammes contre la pyrale du maïs

Publié le 04/05/2018 - 11:47

C’est à Bourgueil (Indre-et-Loire) que Bioline Agrosciences a présenté ses dernières innovations dans le secteur du biocontrôle en maïs contre la pyrale, mais aussi sur vigne contre les vers de la grappe avec la sortie de Tricholine Vitis.

Dans la gamme Tricholine, le Trichotop Max se positionne en tête des biosolutions contre les pyrales du maïs sur le marché français avec plus de 70000 ha couverts, soit 60% des parts de marché trichogrammes en France, a présenté Jean-Baptiste Regnard, responsable marketing grandes cultures chez Bioline :

En France, sur les 2,8 millions d’hectares de maïs, 1 ha sur 2 est touché par la pyrale, alors que seul 1 ha sur 6 est protégé, ce qui correspond à des pertes de rendement en maïs grain comme en maïs ensilage. Depuis cinq ans, les surfaces de maïs ont baissé de 13%, mais les surfaces protégées ont gagné 23%, toutes solutions confondues. Les trichogrammes ont progressé de 22%, alors que les insecticides ont baissé. La technique des trichogrammes existe depuis de nombreuses années, mais nous y apportons toujours de l’innovation sur le mode de conditionnement mais aussi sur le type de diffusion et sur la sélection des souches les plus performantes.

Après les diffuseurs accrochés aux feuilles de maïs (25 diffuseurs/ha), et les capsules de trichogrammes lâchées par drones, Bioline lance en 2018 le T-Protect (une quarantaine d’euros/ha, comme le format à accrocher aux feuilles), un nouveau conditionnement de diffuseurs au sein d’une petite boîte en carton, dont la pose pourra être mécanisée, afin de protéger les trichogrammes des rayons du soleil, pour un apport quelle que soit la taille du maïs (sous l’effet du soleil, les trichogrammes des capsules lâchées par drone dans des jeunes maïs avaient tendance à mourir de la chaleur). 400 ha protégés par T-Protect sont prévus pour 2018.

Solution rentable

Olivier Groyer, céréalier et éleveur de chèvres à Chênehutte (Maine-et-Loire), utilise Trichotop Max depuis plusieurs années. Pour lui, c'est une solution rentable :

Sans les trichogrammes, il aurait fallu louer un enjambeur pour traiter chimiquement nos maïs contre la pyrale, car nous ne sommes pas équipés pour passer dans des maïs de 1,20 à 1,50 m, voire au-delà. Avant, l’emploi de trichogrammes était un peu contraignant, mais avec les diffuseurs à poser dans ses champs, c'est simple et assez rapide.

Le plus important est de viser juste dans le traitement de la pyrale avec les trichogrammes. Pour cela, Bioline, avec son réseau d’observation, permet d’anticiper précisément les vols de pyrales et donc les dates d’apports des trichogrammes.

Lancement du réseau BIP et de GeoInsecta

À partir de mai 2018, Bioline lance également son réseau BIP (Bulletin information pyrale), à destination de la distribution, avec des remontées d'informations, des alertes régulières sur l'avancement du cycle de la pyrale sur tout le territoire français, « pour créer une dynamique, au-delà de la phase plus commerciale à l'automne, et celle plus technique au printemps », complète Jean-Baptiste Regnard.

Autre nouveauté, Bioline lance cette année l’application GeoInsecta, un réseau d’observation gratuit et ouvert à tous, afin de suivre la présence de ravageurs. Vous pouvez indiquer après observation la présence d’insectes par géolocalisation et leurs stades de développement, ou simplement suivre la présence des ravageurs, notamment au moyen d’alertes. Pour l’instant ouverte sur les pyrales du buis et du maïs, GeoInsecta intégrera prochainement les tordeuses de la vigne, puis d’autres insectes. Objectif : gagner en réactivité pour déclencher notamment les applications de Trichotop Max. Le lancement plus large de l’application est réellement prévu pour 2019.

 

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