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Expérimentations

Chiffrer le rôle de la biodiversité

Publié le 09/10/2015 - 14:27

 

Quels sont les effets concrets de la pollinisation sur les cultures ? Quel bénéfice peut en attendre l’agriculteur ? C’est pour répondre à ces différentes interrogations que la coopérative Val de Gascogne a mis en place, pour trois ans, des expérimentations destinées à mesurer le rôle des pollinisateurs.

En Midi-Pyrénées, Val de Gascogne a misé sur les actions en lien avec la biodiversité, sous un angle pratique pour l’agriculteur. « L’abeille et les pollinisateurs en général ont toujours été évoqués sous l’angle environnemental, nous souhaitons donc communiquer davantage sur leur rôle économique, sur leur fonction capitale en agriculture et sur les bénéfices qu’ils peuvent apporter sur le rendement », explique Fabienne Gilot, responsable communication chez Val de Gascogne.

Plusieurs expérimentations sont ainsi menées en ce sens. Initiées cette année et développées dans le cadre de programmes de trois ans, elles sont menées avec plusieurs partenaires (Itsap-Institut de l’abeille, Inra d’Avignon, Association de développement de l’abeille Midi-Pyrénées notamment) et financées en partie par des subsides de France Agrimer ou encore du conseil régional.

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L’une de ces expérimentations consiste à déterminer le rôle des pollinisateurs sur la culture de tournesol à l’aide de poches sur les capitules qui permettent de différencier les effets de la pollinisation anémophile de la pollinisation entomophile. « Nous mesurons ensuite le PMG, le rendement, la teneur en acide oléique… précise Denis Mousteau, directeur marketing et environnement chez Val de Gascogne. Ce travail est associé à une analyse génétique des variétés qui vise à faire le lien entre la profondeur des corolles et la taille de la langue des abeilles. »

Une deuxième expérimentation menée en partenariat avec Bayer s’intéresse à la zone de butinage dans un rayon de 1,5 km autour du rucher. Les entrées et sorties de la ruche durant la journée sont comptabilisées, et des pesées de la miellée sont réalisées. Ces différents projets sont reliés à des opérations d’aménagement, via des infrastructures agroécologiques de type haies ou jachères mellifères. Ils pourront également déboucher sur des réflexions vis-à-vis de la diversité de l’assolement. « Nous souhaitons identifier les zones de carences éventuelles, de manière à pouvoir fournir des ressources alimentaires aux pollinisateurs durant toute l’année. De plus nous nous intéressons à l’ensemble des pollinisateurs, comme l’abeille sauvage », ajoute-t-il.

 

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