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Mildiou du tournesol

Ça bouge pour le mildiou du tournesol

Publié le 29/05/2020 - 16:13

Le mildiou du tournesol passe de parasite de quarantaine à organisme réglementé non de quarantaine (ORNQ). © Paul/Adobe Stock

Avec l’entrée en vigueur d’un nouveau règlement relatif à la santé des végétaux le 14 décembre 2019, le mildiou du tournesol passe de parasite de quarantaine à organisme réglementé non de quarantaine (ORNQ) comme le rappelle la note commune Terres Inovia, Inrae, Geves de mai 2020 sur le mildiou du tournesol. Cela n’empêche pas qu’une lutte intégrant l’ensemble des moyens prophylactiques, agronomiques, génétiques et chimiques reste de rigueur pour assurer une gestion durable du mildiou sur notre territoire comme rappelé dans la note commune. C’est-à-dire :

- l’allongement des rotations : les parcelles les plus attaquées sont celles où le tournesol revient fréquemment dans la rotation, notamment un an sur deux. Le retour du tournesol une année sur trois (ou plus) sur les parcelles est un moyen de limiter la pression mildiou;

- le semis dans des parcelles bien ressuyées afin d’esquiver les conditions favorables aux infections;

- la destruction de toutes les espèces pouvant héberger le mildiou comme les repousses de tournesol (y compris dans les autres cultures) et les mauvaises herbes comme l’ambroisie à feuilles d’armoise, le bidens, le xanthium par un désherbage adapté;

- éviter les plantes hôtes du mildiou comme couvert en interculture, tel le niger, susceptibles de multiplier l’agent pathogène;

- diversifier le choix variétal en alternant les profils de résistance d’une campagne à l’autre sur les différentes parcelles de l’exploitation afin de maintenir l’efficacité de la résistance variétale au mildiou.

Le traitement des semences n’est pas obligatoire. Elles peuvent être traitées au métalaxyl-M, substance active de l’Apron XL, en fonction du profil de résistance des variétés. Ce traitement n’apporte toutefois pas de garantie absolue : en cas de fortes pluies, il peut être lessivé et il existe au sein de toutes les races connues sur le territoire des populations qui y sont partiellement résistantes. «De nouveaux traitements de semences devraient être homologués d’ici 2 à 3 ans et offriraient de nouvelles alternatives», conclut la note commune.

Retour de la race 334 de mildiou

Si 13,5% des 1013 parcelles enquêtées en 2019 faisaient état de présence de mildiou, la race 714 reste la race la plus largement répandue sur le territoire. En 2019, elle se montre résistante au moins à 50% au traitement de semences à base de métalaxyl-M, dans la moitié des situations analysées. La race 704, moins fréquente, est plus particulièrement répartie au nord d’une ligne Bordeaux-Nancy mais gagne désormais le Sud-Ouest, signale la note commune. Après 10 ans d’absence de détection sur le territoire, la race 334 est apparue dans le Gers, c’est-à-dire dans une région autre que Poitou-Charentes, sa région d’origine.

 

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