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Déphy en Pays-de-la-Loire

Bilan après 3 ans

Publié le 26/03/2015 - 14:32

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Fin janvier était organisé au lycée agricole de Pouillé le colloque "Agroécologie et systèmes de culture innovants". L’occasion pour Innocent Pambou, conseiller cultures à la chambre d’agriculture de Maine-et-Loire, de faire le point sur les trois années d’accompagnement du réseau Déphy fermes Écophyto en Pays de la Loire.

 

Au lancement du programme, sur les 150 exploitations suivies, 66% avaient des IFT inférieurs à l’IFT de référence régionale, et 34% des IFT supérieurs. La moyenne  globale des 150 exploitations était d’ailleurs 20% inférieure à la référence de l’IFT régional, et 26% des systèmes de cultures initiaux avaient même un IFT inférieur de 50% à cette référence ! En systèmes grandes cultures, l’IFT est plus faible dans les rotations avec moins de cultures d’hiver (part cultures d’hiver inférieure à 2/3 de la sole), aussi bien en rotations longues que courtes (IFT légèrement plus faible pour rotations longues = 70% de l’IFT régional). Les IFT les plus faibles correspondent aux systèmes bovins lait et bovins viande avec prairies.

15 % de baisse des IFT en grandes cultures

Depuis l’entrée dans le réseau, les IFT ont baissé de 8% en 2012 et 16% en 2013. Sur les grandes cultures, la baisse a été de 15%. Parmi les premiers leviers actionnés : le choix variétal, la couverture du sol, les traitements sur observation à partir de niveaux seuils, ou la présence d’infrastructures agroécologiques (désormais suivis par 80% des systèmes). Suivent la réduction de doses, les déchaumages et faux-semis, le désherbage mécanique ou encore le décalage des dates de semis (pratiques réalisées par 40 à 60% des exploitations suivies). Enfin, l’utilisation d’OAD, les mélanges variétaux et mélanges d’espèces, ainsi que les rotations longues et diversifiées concernent désormais plus de 20% des exploitations suivies.

Autre évolution : la gestion du risque. Si 21% des exploitants disaient ne tolérer aucune adventice, ils sont désormais plus que 14%. Idem pour la présence de maladie: la part d’agriculteurs ne tolérant aucun symptôme ou présence est passé de 7 à 5%.

 

Accompagner aussi les peurs

Pour Innocent Pambou, si une part du changement est visible, avec l’évolution du niveau d’IFT par exemple, les causes beaucoup plus profondes sont invisibles.

Les mécanismes sous-jacents comme le niveau d’acceptabilité du salissement ou l’augmentation de l’aversion au risque conditionnent le changement. Déphy doit aussi travailler sur les causes invisibles, comme les peurs des agriculteurs. L’accompagnement doit aussi permettre de mieux gérer la relation aux risques pour aller vers l’objectif que l’on s’est fixé.

 

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