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Gestion intra parcellaire

Be Api vise 230000 ha modulés pour 2020-2021

Publié le 25/09/2020 - 11:05

photo rencontre be Api dans les deux sèvres au gaec Talbot. O;Lévêque/Pixel6TM

Avec 30000 ha de commandes supplémentaires sur la dernière campagne, be Api annonce faire de la modulation sur plus de 180000 ha. La filiale d’InVivo vise 50000 ha de plus en 2021, notamment grâce à l’arrivée d’Agrial parmi ses membres. Avec de nouvelles offres, be Api espère aussi convaincre les agriculteurs, et travaille sur de nouveaux dossiers comme la modulation de l’eau.

C’est sur une exploitation bio des Deux-Sèvres, au Gaec Talbot de Chanteloup, que be Api, épaulée de deux coopératives partenaires, la Cavac et Terre Atlantique, a organisé son point presse annuel afin d’évoquer ses ambitions. Un moyen de convaincre chacun que la modulation des intrants se destine « à toutes les exploitations, grandes ou petites, en conventionnel ou en bio, sur toutes les filières grandes cultures, mais aussi sur les plantes médicinales et à parfum », a insisté Thierry Darbin, directeur de be Api, la société spécialiste de l’agriculture de précision au sein de Bioline Solutions d’InVivo.

Si la campagne 2019-2020 a été compliquée sur le plan météo, mais aussi avec le coronavirus, be Api se félicite d’avoir engagé 30000 ha supplémentaires dans l’agriculture de précision, montant à 180000 ha la surface modulée auprès de 33 coopératives partenaires. La coopérative Agrial a d’ailleurs rejoint le réseau depuis cette année, ce qui participera à atteindre l’ambition de 50000 ha supplémentaires couverts par les services be Api en 2020-2021. Au-delà des modulations proposées pour les doses de semis, la fertilisation ou les apports de fongicides, be Api travaille également sur la modulation de l’irrigation, qui pourrait être proposée d’ici 2 à 3 ans.

De nouvelles offres

Pour atteindre ses ambitions, be Api se donne trois axes de travail.

  • Le premier : cibler les exploitations avec des fortes hétérogénéités grâce au lancement d’une appli destinée aux techniciens, « révélateur d’hétérogénéité ».
  • Le second : proposer une solution sécurisante pour l’agriculteur, avec les offres be Api fertilité « rentable ou remboursée » lancées durant le confinement et déployées sur 9000 ha, permettant d’avoir un remboursement du diagnostic qui n’aurait pas été rentabilisé au bout de 5 ans ; et l’offre « rentable et financée » proposée par certaines coopératives pour accompagner les agriculteurs avec des financements Agilor ou Actimat (prêts Crédit Agricole).
  • Enfin, troisième axe de travail : accélérer la mise en œuvre de la modulation avec l’offre « be Api fertilité Formule 1 » par des prélèvements en été et pas seulement en période hivernale, afin de gagner 6 mois sur la mise en œuvre de la modulation de la fertilisation de fond, souligne Thierry Darbin.

Deux types de diagnostics sont aujourd’hui proposés par be Api : le diagnostic fertilité (85 euros/ha d’investissement au départ) qui s’appuie sur la mesure des éléments chimiques du sol et les photos aériennes des parcelles, pour aider l’agriculteur à rééquilibrer ses amendements ; et le diagnostic potentiel (60 euros/ha) réalisé avec des mesures de conductivité et des fosses pédologiques (une fosse pour 5 à 7 ha pour mesurer la RU), pour permettre à l’agriculteur de mieux s’adapter à son sol, avec du drainage, de l’irrigation, de la modulation de densité de semis, d’azote ou de fongicide. Si l’agriculteur opte pour les deux, le diagnostic revient à 140 euros/ha. L’accompagnement annuel pour ensuite mettre en œuvre la modulation est de 7 à 10 euros/ha.

Des gains de 20 à 60 euros/ha…

D’après Loïc Moreau et Antoine Moinard, les conseillers Terre Atlantique et Cavac référents be Api (chaque coopérative compte 4000 ha modulés), l’investissement dans du matériel de modulation n’est plus réellement un frein à la pratique. « Aujourd’hui, plus de 50% des exploitations sont équipées de semoirs, d’épandeurs ou de pulvérisateurs pouvant réaliser de la modulation, malheureusement sous-utilisés. Rien que l’économie d’intrants, en évitant de recouper les passages, rentabilise l’investissement. En ajoutant de la modulation en semences, azote et fongicide, vous obtenez des gains de 20 à 60 euros/ha ! », soulignent-ils.

Loïc Moreau et Antoine Moinard, les conseillers Terre Atlantique et Cavac. Photo O.Lévêque/Pixel6TM

 

…pas toujours évidents à mettre en évidence

Pour Berthy Talbot, agriculteur bio adhérent Cavac, équipé depuis plusieurs années du système Isobus et de capteurs de rendements sur la moissonneuse, la modulation doit notamment permettre d’ajuster au mieux les apports d’effluents organiques et de bouchons azotés pour le dernier apport. Pour Éric Gay, agriculteur à Aigrefeuille-d'Aunis (Charente-Maritime) et vice-président de Terre Atlantique, l’ambition de la modulation est également de valoriser au mieux la fumure de l’exploitation, et d’adapter ses pratiques aux zones hétérogènes du parcellaire. Le tout en maîtrisant son impact sur l'environnement. S’ils sont tous les deux convaincus de l’intérêt de la technique, ils ne peuvent pour le moment pas réellement chiffrer les gains économiques liés à la modulation, mais persévèrent dans cette voie.

Berthy Talbot agriculteur bio adhérent Cavac, et Éric Gay, agriculteur à Aigrefeuille-d'Aunis (Charente-Maritime) et vice-président de Terre Atlantique. Photos : O.Lévêque/Pixel6TM

Berthy Talbot agriculteur bio adhérent Cavac, et Éric Gay, agriculteur à Aigrefeuille-d'Aunis (Charente-Maritime) et vice-président de Terre Atlantique. Photos : O.Lévêque/Pixel6TM

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