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Engrais/Unifa

Une efficacité de l’azote en hausse

Publié le 22/10/2015 - 11:37

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L’Unifa tenait sa conférence de presse annuelle ce mardi 20 octobre à Paris, l’occasion pour le président, Thierry Loyer, et le délégué général, Gilles Poidevin, de faire le point sur la dernière campagne. Pour la campagne 2014/2015, retenons une légère baisse des tonnages livrés en engrais et amendements minéraux basiques à 12 millions tonnes. Plus précisément, les livraisons d’engrais atteignent en France métropolitaine 9,2 millions de tonnes, ils sont stables par rapport à la moyenne des 3 dernières campagnes. L’azote et le soufre progressent tandis que le phosphore recule. En revanche les livraisons d’amendements minéraux basiques sont en baisse de 5 % à 2,8 millions de tonnes. L’Unifa annonce un CA réalisé par ses 50 adhérents de 3 milliards d’euros en 2014, en recul de 3% pour un effectif stable de 4120 emplois directs et 12000 emplois indirects.

Une efficacité de l’azote en hausse

Éléments de satisfaction pour cette campagne, une efficacité de l’azote en hausse sur le blé. En effet, le coefficient d’efficacité de l’azote minéral (part de l'azote apporté transformée en protéines) affiche un taux de 83%, en hausse de 3 points par rapport à l’an passé. « La récolte record en rendement de cette année y participe, mais il faut savoir que la moyenne mondiale est à 40%. Donc c’est un vrai élément de satisfaction », précise Gilles Poidevin. « Il faut avoir en tête que, depuis les années 1990, la production a augmenté de 32% tandis que les livraisons d’azote minérales ont baissé de 18% », ajoute Thierry Loyer. Mais, parallèlement, le taux de protéines dans la matière sèche reste insuffisant par rapport à certaines demandes, notamment à l’export. Mais pour l’Unifa, la question porte sur le choix de la forme d’engrais azoté à apporter « l’ammonitrate est une vraie référence en termes d’efficacité, mais on continue d’utiliser massivement des solutions azotées pour des raisons pratiques et économiques. Le compromis technico-économique est compliqué à trouver, mais il y a encore des marges de manœuvre », insiste Thierry Loyer.

part transformée en protéines de l'azote apporté

Biostimulants, nouveau métier de la fertilisation

Autre élément d’actualité pour l’Unifa, la constitution d’un groupe de travail biostimulants. Face à la prolifération du nombre de produits se prévalant d’être biostimulants, « l’Unifa doit s’approprier le sujet ne serait-ce que parce qu’elle fédère des membres qui en produisent ou les utilisent dans leur production », justifie Gilles Poidevin. Ce marché des biostimulants est estimé à 5% du CA par la profession soit environ 100 à 150 millions d’euros, c’est un marché en progression et il intéresse 40% des adhérents de l’Unifa. « La multiplication des produits et les promesses multiples dans un marché variable entraînent de la confusion pour le distributeur et l’utilisateur. Nous demandons donc aux autorités la mise en œuvre de mesures d’évaluation rapides et efficaces qui permettent d’apprécier leur efficacité ou non et demandons aussi au législateur d’adapter la réglementation à cette évolution de marché », indique le secrétaire général.

Une filière engagée

Autre actualité forte à venir, la tenue de la première AG de Ceres, présidée par Laurence Planquette, directrice communication et du développement durable pour l’Unifa. « Ceres est un cercle de réflexion qui associe 5 collèges (les entreprises de fertilisation, les agriculteurs par l’intermédiaire de leur coopérative, les entreprises de l’agroalimentaire, les centres techniques et la société civile) et 2 comités, scientifique et éthique. L’objectif de ce cercle est de réfléchir et de définir les bonnes pratiques de fertilisation de demain. Un référentiel a été établi sur la base de 24 exigences visant à définir les bonnes pratiques, les généraliser et vérifier qu’elles sont appliquées par rapport aux critères exigés. »

Enfin, en cette année internationale des sols et à quelques semaines de la COP21 qui se tiendra à Paris, la filière a tenu à rappeler son engagement. « Nos pratiques donnent des résultats. Elles ont permis l’amélioration de 50% de la fertilisation azotée et, en 10 ans, les industriels de la fertilisation ont réduit leurs émissions de GES de 75% », indique Thierry Loyer. Sur ce point, la profession demande que la révision des niveaux attendus soit dans la limite du raisonnable et que les importations soient soumises aux mêmes contraintes.

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