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SEP du Vieux Moulin : ils gèrent en commun leurs assolements

Publié le 29/06/2015 - 16:40

Dans la Meuse, Clément Marie, Alexis Decheppe, Rémi Charle et Henri Lombard sont regroupés en société en participation (SEP) afin de gérer en commun leurs assolements et leur matériel. Un statut obtenu en 2011 qui leur simplifie beaucoup le travail de gestion.

 

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Les associés de la SEP du Vieux moulin réalisent aussi des travaux agricoles en prestation de service, comme ici sur la parcelle d’un agriculteur à Lacroix-sur-Meuse. © F. Collard / Pixel Image

 

Quatre associés, une Cuma

L’idée est née dans les années 1980 lorsque le père de Clément Marie et son voisin, Michel Decheppe, décident de mettre leur matériel et leurs compétences en commun pour optimiser les coûts. En 1985 et 1995, deux autres exploitants rejoignent le groupement et les assolements sont mis en commun. En parallèle, les associés créent la Cuma du Vieux Moulin pour gérer le parc matériel, puis un GIE pour centraliser les achats groupés et le stockage de la production. Aujourd’hui, la SEP compte 505 hectares d’orge d’hiver, de maïs, de blé, de colza, d’orge de printemps et de pois.

Chaque structure agricole est associée de la SEP au pourcentage de surface qu’elle apporte. Les assolements sont mis en commun tout en laissant chaque exploitant libre dans la gestion de son foncier et la perception de ses aides Pac. « Les associés louent leurs terres en leur nom et gèrent la relation avec leurs propriétaires. À la différence d’un Gaec, si l’un d’entre nous veut partir un jour, il pourra le faire à moindres frais », explique Clément Marie.

Compression des charges de mécanisation

La gestion commune des terres couplée à la mise en commun du matériel permet de compresser les charges liées à la mécanisation et à la location des bâtiments. « Dans la Meuse où nous avons des terres à cailloux, la mécanisation représente 40% des charges, soit le plus gros poste », rappelle Alexis Decheppe. Le mot-clé est le coefficient diviseur des charges, qui est le nombre d’hectares. « Plus nous mettons d’hectares en commun, plus la SEP compresse les charges qu’elle gère, et plus nous sommes gagnants à être ensemble », estime Clément Marie. L’assolement commun permet aussi de ne garder qu’une seule culture par site : des économies sont faites sur les temps d’intervention, ainsi que sur les volumes produits.

En 2014, la SEP du Vieux Moulin a réalisé un chiffre d’affaires de 710000 euros. Les associés estiment l’économie liée au fonctionnement global de la SEP entre 120 et 150 euros par hectare comparé à la moyenne départementale.

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