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Marché et qualité

Qui concurrence nos orges brassicoles ?

Publié le 11/07/2016 - 16:30

Par rapport à ses concurrents, l’Europe est appréciée pour la remarquable stabilité de sa production, mais les humidités parfois élevées et ses taux de protéines plus faibles ces dernières années sont deux points faibles. F.Pierrel/Pixel Image

Les orges brassicoles françaises occupent une place de choix dans les échanges mondiaux. Mais la concurrence est rude et les malteurs exigeants.

La malterie française absorbe entre 1,6 et 1,8Mt d’orges sur les 4,5 à 5,5Mt d’orges brassicoles produites chaque année par les agriculteurs français. Le reste alimente les malteries de nos voisins européens mais aussi de Chine et d’Amérique du Sud. En 2015, l’Europe a produit 60,8Mt d’orges, dont 13,8Mt de qualité brassicole. Elle en a exporté 1,8Mt.

Mais nous ne sommes pas les seuls sur ce marché. Hormis l’Europe, les grandes zones productrices d’orges brassicoles sont l’Australie, l’Argentine et le Canada. L’Australie exporte en moyenne 2Mt d’orges brassicoles, principalement à destination de l’Asie et de la Chine en particulier. Les orges australiennes ont un avantage prix sur ces marchés du fait de leur proximité : un atout qui ferait presque oublier aux malteurs chinois les aléas qualitatifs qui touchent parfois cette production. Le Canada fournit principalement l’Amérique du Nord mais exporte malgré tout au-delà de cette zone 0,3 à 0,4Mt par an. Les orges canadiennes sont reconnues pour leur haute teneur en protéines et leur germination rapide. L’Argentine est un nouvel arrivant sur ce marché grâce à la mise en place récente d’une filière orges brassicoles. Cette culture est plébiscitée par les producteurs, qui peuvent ensuite implanter un soja et profiter ainsi d’une double culture sur l’année. Les exportations concernent cependant essentiellement le Mercosur.

Une qualité à surveiller

Par rapport à ses concurrents, l’Europe est appréciée pour la remarquable stabilité de sa production, mais les humidités parfois élevées et ses taux de protéines plus faibles ces dernières années sont deux points faibles. L’effritement des taux de protéines depuis dix ans inquiète les opérateurs de la filière. Par ailleurs, l’innovation variétale permise par les filières très structurées, notamment en France, est un atout. Malgré tout, le renouvellement variétal rapide est parfois reproché par les malteurs étrangers, qui peinent à adapter leur process industriel au même rythme.

Pour en savoir plus sur le marché des orges et du malt, retrouvez un article complet dans le Cultivar de juillet/août 2016.

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