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Protéagineux

Quel avenir pour la féverole ?

Publié le 20/08/2015 - 14:03

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S'il est encore trop tôt pour réaliser un véritable bilan féverole, pour la campagne en cours, au 10 juillet, FranceAgriMer estimait les surfaces à 74 676 ha (en hausse de 10 % par rapport à 2013-2014, le potentiel de rendement à 37,5q/ha (+5,4 %) et la récolte à 280 250 t (+ 15,9 %).  

Mais au regard des premières tendances qui se dégagent de la récolte, la Fédération des producteurs d’oléagineux et protéagineux (FOP) tient d’ores et déjà à tirer la sonnette d’alarme. Féveroles extrêmement petites, de mauvaise qualité, premiers rendements faibles dans les principales zones de production, nombre de grains bruchés important… autant de signaux qui augurent d’une récolte décevante voire mauvaise et font peser une réelle menace sur l’avenir de cette culture.

Certes les conditions de production cette année ont été difficiles avec la sécheresse depuis mai et les "coups de chaud" de juin qui ont eu un impact certain sur le développement physiologique des plantes et les rendements. Mais la FOP s’inquiète surtout du très fort taux d’infestation par la bruche, confirmant ce qu’elle dénonce avec force depuis longtemps, à savoir l’actuelle absence de véritables solutions de protection des cultures liée à la remise en cause permanente des produits et modalités de traitement pourtant indispensables. La FOP estime que cette situation illustre les impasses dans lesquelles nous mène directement l’empilement de contraintes réglementaires édictées de façon dogmatique et en totale déconnection de la réalité du terrain. Elle estime que, sans possibilité de recourir à des techniques et produits de protection des plantes efficaces, c’est l’arrêt de mort de cette culture que l’on signe alors même qu’elle offre de très nombreux avantages et intérêts.

Faute de solutions pérennes pour faire face à ce ravageur qui altère la qualité des graines, il y a fort à parier que les producteurs vont se désintéresser de cette culture, évoque Gérard Tubery, président de la FOP. Sacrifier ainsi une production qui est pourtant un véritable atout et offre un tel potentiel tant pour les abeilles que pour l’alimentation humaine ou animale est une hérésie complète à l’heure où l’on parle d’agroécologie, de rotation des cultures et de biodiversité. Se priver d’une culture qui présente de nombreux débouchés notamment à l’export est également une faute grave.

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