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Filière luzerne

Production maintenue malgré l’année

Publié le 03/02/2017 - 13:55

Malgré la perte des aides couplées au début des années 2010, les surfaces de luzerne vouées à la déshydratation croissent très légèrement, se félicitaient Coop de France Déshydratation et Désialis lors d’une conférence de presse le 2 février 2017. Une tendance expliquée par :

  • la capacité de la filière à rémunérer correctement les producteurs grâce à une demande ferme en protéines en Europe et à l’international;
  • la prorogation du plan protéines octroyant 150 euros/ha pour la récolte 2015;
  • l’intégration des surfaces de luzerne dans les SIE.

De ce fait, l’année 2016 affichait une production totale de fourrages séchés en France de 745000 t contre 726000 t en 2015. Aujourd’hui, les 29 sites de déshydratation sont saturés. Un très bon signe pour la filière alors que la campagne 2016 avait démarré sous les plus mauvais auspices.

La production de fourrage déshydraté s’est établie à 745000 tonnes en France en 2016. © M. Lecourtier/Pixel image
5 % de rendement en moins

Éric Masset, président de Coop de France Déshydratation, déroule les principaux faits de la campagne passée :

La sécheresse ayant sévi durant l’été 2015 n’a pas permis une implantation correcte des luzernes semées au mois d’août. Ce qui a limité le développement des pieds et la mise en réserve racinaire avant l’hiver. Par chance, l’hiver a été clément et n’a donc pas engendré de dégât. Toutefois, le retard pris par les jeunes pousses de première année et les conditions climatiques pluvieuses du printemps 2016 ont engendré des rendements à la baisse. Les luzernes de première année ont ainsi enregistré des rendements compris entre 6 et 10 t de MS/ha/an alors que la moyenne est plus proche des 12 t de MS/ha/an. Les luzernes de deuxième et troisième années ont quant à elles affiché des rendements dans la moyenne. Ce qui a permis de contenir la baisse de rendement à 5% seulement.

À peine 5% alors que toutes les autres cultures ont enregistré des baisses de rendement de l’ordre de 20 à 40%. Une preuve que la luzerne conserve un rôle de stabilisation du revenu dans les assolements de grandes cultures comme le rappellent les acteurs de la filière déshydratation.

La filière luzerne française fait également face à une demande européenne et mondiale en très forte augmentation. La péninsule arabique et l’Iran devraient devenir des importateurs importants de luzerne dans les années à venir à cause de la sécheresse qui sévit dans cette région du monde. Serge Faller, directeur général de Désialis, en détaille les grandes lignes sur le Site Circuits Culture.

 

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