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Phosphore : un minerai en or !

Publié le 31/03/2015 - 16:41

Pour certains les réserves de phosphore sont vouées à disparaître, pour d’autres des gisements sont encore à explorer mais surtout à protéger ! Les mines de phosphore deviennent de véritables mines d’or pour les pays qui en possèdent.

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Certains spécialistes avancent que les mines de phosphore pourraient être épuisées d’ici 100 ans. Outre le fait que les mines de phosphore ne sont pas inépuisables, les gisements sont inégalement répartis à travers la planète et, hasard de la géographie, dans des zones pas toujours très pacifiques.

Actuellement un tiers des réserves se situent au Maroc, et plus précisément au Sahara Occidental. 36 ans que cette région du monde est sans statut juridique à l’ONU. Rabat en revendique la souveraineté, mais un mouvement indépendantiste réclame l’indépendance ! Et si le Sahara Occidental devenait indépendant, le Maroc pourrait perdre gros, tant cette région est riche, notamment pour ses mines de phosphore.

Autre région du globe sous tension, le Moyen-Orient ! D’après l’US Geological survey, 9,1 millions de tonnes de réserves seraient situées dans la vaste région Irak, Syrie et Jordanie. Cette région fait plus parler d’elle en ce moment que le Sahara occidental et l’on sait que dans sa progression l’État Islamique fait d’ores et déjà main basse sur les puits de pétrole, les réserves de gaz et de phosphates !

De nouveaux gisements sont toutefois mis à jour, au Canada, en Australie, Afrique du Sud… mais aussi au Pérou, en Arabie-Saoudite, en Mauritanie et en Guinée-Bissau, il n’en reste pas moins que le Maroc, la Chine et les USA sont dans une situation extrêmement favorable, et forts de leur positionnement, ils n’hésitent pas à faire un peu de protectionnisme. Ainsi la Chine a renforcé les taxes à l’exportation en 2012, et le Maroc a fait le choix de nationaliser l’exploitation des réserves afin d’optimiser la maîtrise de la production et de sa redistribution.

D’autres continents comme l’Europe et L’Inde sont complètement dépendants.

Le phosphore est-il en passe de devenir une denrée rare ? Se pose en tout cas, la nécessaire question de l’optimisation des apports, de la réduction de la dépendance et de la recherche de solutions alternatives…

F.Becquet et M.Bloch, étudiants Esitpa

 

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