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Be Api

« Optimiser la fertilité et la productivité des sols »

Publié le 20/02/2017 - 14:16

Le big data s’appuie notamment sur l’agriculture de précision et les capteurs pour collecter des données. Certaines structures l’ont bien compris. Par exemple, InVivo a créé fin 2016 be Api - agriculture de précision innovante - en s’appuyant sur Défisol. Be Api s'est appuyé sur un modèle développé depuis 2006 par le GR Ceta de l’Evreucin au sein de Défisol rejoint par Cap Seine en 2011. 31 coopératives dont Cap Seine sont aujourd’hui au capital de be Api. Laurent Maillard, responsable agriculture de précision chez Cap Seine nous explique comment la cartographie parcellaire amène au big data.

Be Api : « Optimiser la fertilité et la productivité des sols ». © L. Theeten/Pixel Image

Depuis 2011, Cap Seine propose un service de cartographie parcellaire aux agriculteurs appelé be Api Fertilité. Quels sont les objectifs de Cap Seine et plus largement d’InVivo ?

Laurent Maillard : Cap Seine suit actuellement 22500 ha avec be Api Fertilité, soit environ une centaine d’agriculteurs. La coopérative ambitionne de suivre 10000 ha supplémentaires tous les ans. Au niveau national, l’objectif pour be Api est d’atteindre 100000 ha en 2019 au travers des adhérents des 31 coopératives.

Comment sont valorisées les données récupérées via les outils et les objets connectés de be Api ?

L. M. : Les données sont valorisées directement par l’agriculteur afin d’optimiser la fertilité et la productivité des sols. Ainsi Cap Seine apporte un service complémentaire à ses adhérents qui va au-delà des intrants. Pour les jeunes technico et pour les jeunes agriculteurs, ces outils apportent de nouvelles technologies à l’agronomie. Ces données permettent également d’établir un état sur la fertilité des sols de la région. À ce jour, elles ne sont pas centralisées au niveau national mais elles seront mutualisées à terme.

Comment l’agriculteur perçoit-il l’utilisation de ses données ?

L. M. : Les agriculteurs comprennent l’intérêt de mettre en commun leurs données agronomiques afin d’anticiper les maladies, de développer de nouveaux services ou de créer de nouveaux modèles. Souvent la question de la propriété des données est posée, mais contrairement aux idées reçues ce n’est pas un frein pour les agriculteurs. 

 

Retrouver l’enquête « Révolution numérique : anticiper et gérer sa ferme via le big data » parue dans Cultivar de février 2017. 

 

 

 

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