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Traités internationaux

L’UE et le Mercosur parviennent à un accord de libre échange

Publié le 01/07/2019 - 09:35

Illustration :  John Kehly

20 ans que les négociations sont en cours entre  l’Union européenne et les pays d’Amérique Latine, (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) pour parvenir à un accord de libre-échange.  Vendredi 28 juin 2019, les protagonistes ont annoncé s’être entendus.

Pour entrer en vigueur, l’accord devra être ratifié par les 28 États membres de l’UE puis par le Parlement européen, mais d’ores et déjà, on imagine que ce sera un processus compliqué, tant l’accord suscite le débat.

Que prévoit cet accord ? Le président du Parlement européen Jean-Claude Juncker a qualifié cet accord sur Twitter de "plus grand accord commercial jamais conclu par l’Union européenne". Il devrait concerner 770 millions de personnes. Il prévoit d’éliminer près de 90% des droits de douane imposés par le Mercosur sur les produits européens importés et vice versa pour les produits importés du Mercosur vers l’UE. Ainsi les pays d’Amérique latine ouvrent leurs marchés aux produits européens tels que l’automobile, les produits pharmaceutiques et même leurs marchés publics. En contrepartie, l’Europe ouvre son marché aux produits agricoles en provenance des pays du Mercosur, on parle notamment des quotas suivants 99 000 tonnes de viande bovine, 180 000 de sucre et 100 000 tonnes de volaille.

Sur le plan politique, cet accord a pu être obtenu par le recul de Jair Bolsonaro, président du Brésil, sur les accords de Paris sur le climat après la mise en garde d’Emmanuel Macron. En effet, en marge du sommet du G20 qui se tenait en fin de semaine à Osaka au Japon, le président Français a exhorté le nouveau président brésilien a ne pas suivre les USA en se retirant de l’accord de Paris, en menaçant de ne pas signer l’accord de libre-échange

 

Depuis vendredi soir, cet accord suscite l’ire d’un grand nombre de syndicats et d’ONG. À commencer par la patronne de la FNSEA, Christiane Lambert.

Même émoi pour son homologue chez les JA, Samuel Vandaele.

Du côté de la Coordination rurale, l'inquiétude était grande à la veille de la conclusion de cet accord. Dans un comuniqué, le syndicat exhortait les européens à ne pas sacrifier l'élevage européen.

Même du côté des agriculteurs "macronistes", les doutes sont permis, notemment pour l'ancien président des JA, Jérémy Decerle, récemment élu sur la liste européenne Renaissance soutenue par le président de la République.

C'est le cas aussi pour le député LREM (agriculteur dans la Creuse) Jean-Baptiste Moreau qui exprimait son inquiétude dans les colonnes du Monde. À l'Elysée, le président Macron parle "d'un bon accord" mais il promet une étude indépendante afin de mesurer les impacts réels de cet accord, sur l'agriculture européenne.

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