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« L’export aux portes de la ferme »

Publié le 24/10/2017 - 11:59

« Compte tenu de la récolte espagnole, il y a en effet de fortes chances pour que la demande soit plus importante cette année. Et c’est un marché à ne pas négliger. Quand on parle export, il ne faut pas être obnubilé par l’Égypte et les bateaux qui partent de Rouen, La Palice ou Dunkerque. L’export se fait aussi par camions avec nos voisins européens.

En général les Espagnols chargent en citerne de 24 à 25 tonnes, donc il faut être équipé pour. © X BEGUET-ZEFOTO.NET/Fotolia

Les opérateurs espagnols recherchent des qualités standards et ne sont pas très exigeants, en blé tendre par exemple, 73 de PS, 15% d’humidité il n’y a même pas d’exigence de protéines. En orge, pareil, un PS au minimum de 62/63 et cela suffit à leur cahier des charges. Les opérateurs commencent leur campagne d’achats dans la région Sud-Ouest de la France, puis ils remontent sur la région Centre et l’Ouest. Le blé picard partira plutôt en Europe du Nord, mais si l’Espagne achète des gros volumes, les achats pourront se faire sur les régions plus au nord. La région la plus demandeuse sur la marchandise française, c’est essentiellement la Catalogne, une région à très forte concentration d’élevage.

Être équipé pour le chargement

Si leur cahier des charges n’est pas trop contraignant, il faut savoir cependant que les chargements sont un peu particuliers. Comprenez qu’en général ils chargent en citerne de 24 à 25 tonnes, donc il faut être équipé pour. Donc si vous êtes équipés d’un boisseau, pensez à l’entonnoir !

Autre difficulté, souvent les chauffeurs ne parlent pas français, mais ils le comprennent et ils sont très souples sur les dates de chargement. Comprendre, ils ne sont pas à une journée près, si de votre côté vous n’êtes pas prêts. Autre consigne, travailler avec des entités sérieuses et reconnues pour un paiement sécurisé. Le mieux est de se renseigner auprès de son intermédiaire afin de s’assurer du sérieux de son acheteur !

Il est vraiment important de rappeler que ces marchés, Espagne ou même Italie, sont des marchés à ne pas négliger. Il ne faut pas tout attendre des achats de l’autre bout du monde sur lesquels nous sommes challengés en permanence. Dans le contexte actuel, il ne faut pas perdre de vue qu’il faut toujours chercher à valoriser sa marchandise à son maximum en ayant des approches beaucoup plus techniques. Il faut se détacher du Matif et prendre des options afin d’optimiser son prix quelles que soient la quantité et la qualité. »

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