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Tafta/TTIP

Les discussions se poursuivent

Publié le 09/07/2015 - 14:12

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Si la Grèce focalise toutes les attentions à l’échelle de l’UE ces derniers temps, il faut savoir que les 8 et 9 juillet, les parlementaires européens sont réunis en plénière et sont appelés à se prononcer sur les discussions en cours entre UE et les États-Unis à propos du traité de libre-échange plus connu sous les acronymes TTIP ou Tafta. Les discussions portent sur le rapport du député européen Bernd Lange qui devait être discuté il y a déjà un mois, mais qui avait été repoussé compte tenu de la multitude d’amendements déposés.

Officiellement, ou tout au moins, la thèse défendue par les pro-traité, c’est que la libéralisation des échanges devrait accroître la croissance économique et créer de l’emploi. Mais les opposants n’y croient pas et craignent que ce traité ne serve que l’intérêt des grands groupes.

"Ne pas sacrifier l'agriculture sur l'autel de la compétitivité"

À l’occasion de cette session du parlement, Jeunes Agriculteurs tient à saluer les attentions qui sont faites à l’agriculture dans le rapport du député Lange, à savoir « la prise en compte de secteurs sensibles tels que l’élevage, la mise en place d’une clause de protection s’il y a risque de préjudice important à la production alimentaire nationale, la protection des indications géographiques et le refus du mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États par des tribunaux privés ».

Ce dernier point fait en effet débat, hier, mercredi 8 juillet, un communiqué de presse des eurodéputés socialistes indiquait d’ailleurs : « Nous regrettons le vote ambigu intervenu, sur ce sujet, aujourd’hui, au Parlement européen. Le texte de la  résolution est à nos yeux trop flou et la menace d'un ISDS (Investor-state dispute settlement-NDLR) toujours présente. »

Le syndicat des Jeunes Agriculteurs milite pour la préservation des standards de qualité européens, craignant qu’au nom de la compétitivité, les normes s’alignent plutôt sur le moins disant. Aussi son président  Thomas Diemer insiste :

Les agriculteurs de tous les pays doivent être protégés sur les territoires qu’ils font vivre et ne pas être mis en danger par la conclusion d’accords commerciaux qui ne profiteraient qu’à une minorité de secteurs ou ne viseraient qu’à répondre à des enjeux géopolitiques.

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De son côté la Confédération paysanne appelle les députés à voter contre la résolution soumise ces 8 et 9 juillet au motif qu’elle valide le principe d’accords destructeurs.

Ce projet est loin de faire consensus de ce côté-ci de l’Atlantique, beaucoup de collectifs se mobilisent contre ces accords. D’autant que, à part si l’on est un grand spécialiste des négociations commerciales internationales, il semble que ces discussions soient quelque peu opaques et rien de tel pour cristalliser la suspicion. Surtout qu’avec les dernières révélations de Wikileaks sur les écoutes de la NSA, pas sûr que cela rassure beaucoup les citoyens européens. Mais une chose est sure c’est que du côté américain on veut faire aboutir les discussions et signer l’accord avant la fin du mandat du président Obama, il ne reste donc que quelques mois…

 

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