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Le blé hybride, concrètement quels atouts ?

Les bonnes protéines du blé hybride font le bon pain

Publié le 11/07/2018 - 14:40

Si certaines spécificités du blé hybride s’observent à l’œil nu, d’autres nécessitent de regarder le grain de beaucoup plus près... Pourtant elles profitent très directement à la qualité de la collecte avec des atouts significatifs en termes de qualité des protéines, de quantité de protéines relativement au rendement, et au final de valeur pour la filière.

Parce qu’il combine de façon originale le génome de ses deux lignées parentes, le blé hybride peut intégrer des protéines d’intérêt dont la coexistence n’est génétiquement pas possible sur une lignée. Cette spécificité profite à la valeur des grains par les filières. La valeur en panification d’une variété est en effet très liée aux protéines que son grain contient, avec une double dimension : quantitative (quelle est la quantité totale de protéines dans le grain ?), et qualitative (quelles sont les protéines majoritaires ?).

Qualité : l’hybridation aide à avoir les "bonnes protéines"

Au-delà d’un taux de protéines global, l’enjeu est d’avoir les "bonnes protéines", des protéines d’intérêt car elles contribueront directement à la qualité boulangère de la variété. Plus précisément, la valeur technologique d’une variété est liée aux protéines de réserve, les gluténines et gliadines (à elles deux, 80 à 85% des protéines totales du grain).

Il existe de nombreux allèles différents pour les gènes codant les gliadines et gluténines. Les sélectionneurs ont ainsi développé des marqueurs moléculaires destinés à les identifier, et ainsi à faciliter la sélection des variétés qui, sur le volet qualité, présenteront les profils les plus attractifs.

Et parce qu’il associe à la fois le génome de la lignée parentale 1 et de la lignée parentale 2, le blé hybride profite de l’addition des allèles d’intérêt codant les gluténines provenant de ses deux parents (il bénéficie de l’un et de l’autre).

Ainsi les tests de panification comparant les notes moyennes des lignées parentales et celles des hybrides montrent un effet hétérosis sur la panification de 21 points en moyenne, soit 8 %, ce qui est significatif.

De multiples reconnaissances ANMF (Association nationale de la meunerie française) ( lien vers) attestent de l’intérêt pour la panification française des variétés : 9 variétés de blé hybrides actuellement proposées sur le marché français figurent sur les listes ANMF. Plus spécifiquement, les variétés HYPODROM, HYDROCK, HYWIN et HYBELLO apparaissent sur la liste des VRMP (variété recommandée par la meunerie pour la panification), synonyme de valeur accrue à la récolte pour l’organisme stockeur et l’agriculteur.

Quantité : un comportement favorable sur le critère GPD (grain protein deviation)

En tendance, plus une variété produit de grains, moins les taux de protéines qu’elle contient sont élevés. La position d’une variété vis-à-vis de la courbe de déviation protéines rendement (GPD) illustre ainsi la capacité d’une variété à préserver le taux de protéines relativement à sa performance rendement.

Un regard sur celle-ci montre le bon comportement des hybrides qui se positionnent dans leur ensemble au-dessus de la courbe, c’est-à-dire que malgré leurs rendements élevés (partie droite du graphe), ils préservent la quantité de protéines relativement à leur rendement (position au-dessus de la droite de régression). HYPODROM et HYDROCK font partie des variétés qui présentent une combinaison attractive (voir ci-dessous)

Commentaires

Si le maïs hybride n'avait pas été mis en œuvre et ses effets positifs, nous en serions encore à 40 qx/ha à la place de 120 qx...Aux essais conduits en 2015 , la moyenne de 7 variétés classiques sont à 99 qx lorsque Hystar est à 109 qx...soit +10% pour l'hybride..

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