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Production de semences

La France numéro 1

Publié le 11/12/2015 - 12:30

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En 2014, la filière semences française a conforté sa place de premier producteur européen de semences avec 361850 ha dédiés hors potagères. Une surface qui représente 17% de la surface européenne loin devant l’Allemagne, deuxième, qui compte 181110 ha. Catherine Dagorn, directrice générale du Gnis, rappelle toutefois :

Le succès de la filière semences est en partie dû au contexte pédoclimatique de la France qui permet la production d’une très grande diversité d’espèces et de variétés.

Une précision qui explique sans doute que l’Hexagone reste le premier pays exportateur de semences au monde.

Un solde commercial historique

La valeur des exportations de semences françaises représentait 1,83 milliard de dollars américains en 2014. La France devance ainsi les Pays-Bas (1,68 milliard de dollars américains) et les États-Unis (1,46 milliard de dollars américains). Pour la campagne 2014/2015, les exportations comptaient pour 44,4% du chiffre d’affaires du secteur qui s’élève à 3,28 milliards d’euros. À noter que 74% des exportations sont effectués vers les pays de l’Union européenne au détriment des pays tiers. Une tendance de fond qui tend à s’accentuer.

Le maïs reste l’espèce dominante dans les exportations françaises avec 610 millions d’euros de chiffre d’affaires. Soit 57% du chiffre d’affaires global des semences de maïs et sorgho. Les oléagineux et fibre ainsi que les betteraves sont également bien placés avec respectivement 53 et 51% de leur chiffre d’affaires réalisés à l’export. Soit 228 et 100 millions d'euros.

L’export a permis de clôturer la campagne 2014/2015 avec un solde positif de 841 millions d’euros dans la balance commerciale de la filière semences souligne la directrice générale du Gnis :

Un nouveau solde record qui s’explique d’une part par la reprise des exportations et le recul de 10% des importations de semences. Un résultat possible grâce à la recherche et innovation de la filière semences française.

Une R&I au niveau du secteur pharmaceutique

En 2014, 500 nouvelles variétés ont été créées en France toutes espèces confondues. Pierre Pagesse, président du Gnis, ajoute :

Depuis 15 ans, ce sont près de 60% de variétés en plus qui ont été mises à disposition des agriculteurs et jardiniers.

Cela est en partie dû à l’implication des entreprises semencières dans la recherche de nouvelles variétés. Le budget total de la recherche est de l’ordre de 300 millions d’euros chaque année. Catherine Dagorn, certifie :

L’équivalent de 13% du chiffre d’affaires des entreprises semencières est injecté dans la recherche et innovation. C’est autant que le secteur pharmaceutique et plus que le secteur informatique !

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