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Rencontre

Jean Lassalle parle de "triple peine" pour les céréaliers

Publié le 09/02/2015 - 16:50

À l’occasion de la sortie de son livre, À la rencontre des Français, paru le 15 janvier 2015, aux éditions Cherche Midi, Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques, et fils d’agriculteur, nous livre sa vision, très personnelle, de l’agriculture et les enjeux du secteur.

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C’est le 7 mars 2005 que la France entière découvre le visage de Jean Lassalle, originaire d’un village, Lourdios-Ichère, dans la vallée d’Aspe, qu’il défend jusqu’aux bancs de l’Assemblée nationale. Ce jour-là, il entreprend dans la salle des Quatre Colonnes, une grève de la faim qui aura un retentissement mondial, contre la délocalisation de l'usine de sa vallée. En cinq semaines, il perd 21kg, et son action reçoit un large écho médiatique.

Et c’est dans la continuité de cet engagement que, le 10 avril 2013, Jean Lassalle, vice-président du Mouvement démocrate (MoDem), quitte les bancs de l’Assemblée nationale pour effectuer un tour de France à pieds.

Cette marche de plus de 5 000 kilomètres, qu’il raconte dans son livre À la rencontre des Français, a duré un peu plus de huit mois et lui a permis de rencontrer des milliers de personnes, dont de nombreux agriculteurs.

Des céréaliers « abîmés aux yeux du monde »

Le député explique :

Les technocrates, à Paris et Bruxelles, s’occupent de l’agriculture mais, en réalité, ils sont coupés de leur réalité. L’agriculture familiale doit reprendre sa place. Le manque de repreneurs est problématique. C’est primordial aujourd’hui de lancer un grand plan de relance pour l’agriculture afin de pousser les jeunes à s’installer.

Culpabilité grandissante, manque de repreneur, filière dévalorisée… Pour Jean Lassalle, les agriculteurs installés en grandes cultures sont victimes de la « triple peine » :

La société les culpabilise avec ces fameuses primes. Ils sont abîmés aux yeux du monde. Lors de mon tour de France, un agriculteur, installé en betterave sucrière, a pleuré dans mes bras car il se sent dévalorisé et déboussolé face à l’absence de transmission de son exploitation. J’ai été très surpris d’observer, dans le nord et l’est du pays, des propriétés de 400 hectares sans repreneur ! Mais comment s’installer hors cadre familiale dans cette filière ? Cela demande des investissements trop importants : foncier, mises aux normes, machinisme…

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