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Bourse Nuffield

Découvrir le monde pour enrichir l’agriculture française

Publié le 04/01/2021 - 16:05

Comme tous les ans, à cette période de l’année, l’association Nuffield France met en avant ses boursiers en organisant une restitution de leurs voyages d’étude. Au menu du cru 2019 des boursiers Nuffield, la durabilité de la viticulture à l’horizon 2050 et les systèmes d’élevage rentables, respectueux de l’environnement et de l’animal. Pour les lauréats de la bourse 2019, Elsa Ménard et Yannick Laban, le début du parcours a démarré au printemps 2019, par une semaine aux États-Unis, dans l’État de l’Iowa. Cette semaine de CSC  (Contemporary Scholar Conference) a réuni les 70 boursiers internationaux pour une session de rencontres, conférences et interventions de représentants agricoles et scientifiques.

S'adapter sans tout révolutionner

 

Pour mener son étude sur la durabilité des vignobles, Elsa Ménard a parcouru 50 000 kms autour du globe, visité une dizaine d’exploitations, aux États-Unis, au Canada, au Chili, en Argentine et en Nouvelle-Zélande. Les différentes régions visitées n’ont pas toutes les mêmes atouts et contraintes pédoclimatiques et n’ont évidemment pas les mêmes sensibilités quant à la durabilité de leurs systèmes. Elsa retient notamment, que les viticulteurs nord-américains sont des champions de la communication : "Ils savent tout mettre en scène". Autre élément à souligner, ils font du bio sans avoir besoin de certification : "Les consommateurs ont confiance dans le discours du vigneron", précise-t-elle. De cette expérience, Elsa est revenue avec une boîte à outils "pour que les vignerons bio et non bio puissent mettre en pratique la durabilité sur leurs exploitations, parce qu’il existe parfois un vrai fossé entre ce que l’on connaît en France et ce qui se pratique ailleurs". Elle insiste cependant sur le fait "qu'il faut aussi relativiser, nous avons une chance inouïe en France : terroirs, climats... Il faut adapter les pratiques, mais partons de ce que l’on a, sans chercher à tout révolutionner".

Adapter la race à son terroir 

 

De son côté, Yannick Laban, éleveur dans le département des Pyrénées-Atlantiques (60 mères aberdeen angus, nourries à l’herbe), a parcouru le Royaume-Uni, le Canada, les États-Unis, l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande. Les élevages visités étaient plutôt de type extensif afin d’être le plus autonomes possible, que ce soit sur 120 ha au Royaume-Uni ou 11 000 ha dans le Colorado (États-Unis). "Les éleveurs privilégient les races rustiques bien adaptées à leur environnement". Et c’est bien ce que Yannick retient de ces différentes visites. "La race parfaite n’existe que par rapport à son territoire, l’objectif consiste à ce que l’animal soit bien adapté, c’est sans aucun doute la clé pour que l’élevage en bovin viande soit respectueux de l’animal et de l’environnement". Il insiste aussi sur la nécessité de faire du marketing sur le comment l’animal est alimenté et élevé plutôt que sur la race.

Au-delà de leur propre expérience, les deux lauréats ont insisté sur l’importance de la "famille Nuffield" comme ils aiment à la qualifier. Ils s’accordent sur le fait que c’est un formidable réseau pour les échanges et l’enrichissement humain.

Alors vous aimez les voyages, vous aimez partir à la découverte des autres, de leur passion ? N’hésitez pas et envoyez votre candidature à la bourse Nuffield.

Visionner la présentation des lauréats

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