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Blé tendre

Compétitivité à l’export : la France classée 5e

Publié le 23/02/2016 - 10:26

La France exporte chaque année une dizaine de millions de tonnes de blé tendre. Mais quelles sont ses forces et ses faiblesses, notamment par rapport à ses principaux concurrents sur le marché international ? C’est ce que décrypte la première veille concurrentielle réalisée par FranceAgriMer sur la filière blé tendre. Pour Ludovic Pâris, délégué de FranceAgriMer pour la filière céréalière « cette étude donne une photographie de la filière française sur le marché mondial pour la campagne 2013/2014. Les prochaines veilles permettront de mesurer les évolutions et d’identifier les leviers d’action à mobiliser ». Cette analyse de la compétitivité porte sur tous les stades de la filière depuis la recherche et le choix des variétés jusqu’à la consommation dans divers secteurs.

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Source : FranceAgriMer/Agrex Consulting

 

La France, 5e sur douze

Pour réaliser cette veille, 60 indicateurs, regroupés en 6 axes sont analysés et notés. Les pays étudiés obtiennent une note sur 1000 points. 12 pays sont retenus pour cette veille concurrentielle, Allemagne, Royaume-Uni, Bulgarie, Roumanie, Canada, États-Unis, Argentine, Ukraine, Russie, Kazakhstan, Australie et France. Les axes retenus sont les suivants, potentiel de production, facteurs agro-climatiques, conquêtes de marchés, portefeuille de marché et organisation des filières et macro-économie.

Pour chacun des axes, l’analyse permet alors de situer les pays les uns par rapport aux autres, et le résultat final permet de dresser un podium. À ce classement final, avec 558 points, la France arrive en 5e position, derrière les États-Unis (642 points), le Canada (615 points), l’Australie (597 points) et l’Allemagne (559 points).

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Schéma Source : FranceAgriMer/Agrex Consulting

La France pénalisée par l'environnement macro-économique

Dans cette première veille, on retiendra que cette 5e place est justifiée par les très bons atouts agro-climatiques (le France est sur la première marche du podium pour cet axe), avec des risques d’excès climatiques très faibles, par ailleurs la variabilité de ses rendements est très faible et ses surfaces stables. Elle bénéficie aussi d’un potentiel de consommation important avec des débouchés variés (axe 4). En revanche pour la campagne 2013-2014, elle a été pénalisée par des coûts d’intrants et des prix à l’exportation élevés (axe 6).

De leur côté les États-Unis, en tête du classement, marquent des bons points concernant l’environnement macro-économique pour la campagne étudiée. En revanche, ils sont pénalisés par les critères agro-climatiques loin d’être aussi réguliers que pour la France et par une érosion continue des surfaces depuis une dizaine d’années. Concernant le Canada, si la qualité du blé est reconnue, ses clients nombreux et diversifiés, les conditions climatiques ne sont pas toujours favorables, par ailleurs sur son marché domestique, la diminution du cheptel limite les débouchés.

Enfin pour l’Australie, classée troisième, si le continent s’est imposé comme un producteur et ayant un potentiel de production important, il est pénalisé par sa faible consommation intérieure et sa forte dépendance aux marchés de l’export.

Les membres du conseil spécialisé céréalier ont demandé à FranceAgriMer de croiser les résultats de cette veille avec le plan d’actions stratégiques de la filière, l’objectif est d’identifier les leviers sur lesquels il est ainsi possible d’agir pour améliorer les performances françaises en matière d’exports. 

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Schéma Source : FranceAgriMer/Agrex Consulting

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