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Ravageurs

Chrysomèle du maïs, renforcer la surveillance et rompre la monoculture

Publié le 04/12/2019 - 11:12

2019 restera comme une année charnière quant à l’évolution des populations de chrysomèles sur le territoire. © H. Grare/Terroir Est
Dans une note technique de l’AGPM, il est indiqué que l’année 2019 restera comme une année charnière quant à l’évolution des populations de chrysomèles sur le territoire.

Ce coléoptère de la famille des chrysomélidés, originaire du continent américain, a fait son apparition en France en 2012. Les conditions climatiques du printemps ont été favorables à la survie des individus sur l’ensemble du territoire indique l’AGPM. En Alsace et en Rhône-Alpes, là où la pression est traditionnellement la plus élevée, les insectes étaient pour la première fois visibles à l’œil (sans piégeage). Il semble aussi qu’en Nouvelle-Aquitaine, le nombre de foyers concernés par le ravageur se multiplie.

Petit tour des régions concernées. En Alsace, la note indique que plus de 90% des pièges à phéromones ont révélé la présence sur maïs, donc l’insecte est bien présent sur l’ensemble de la région. L’utilisation de pièges chromatiques a permis d’observer que sur certaines parcelles, plus de 300 individus avaient été capturés, ce qui est considéré comme le seuil de nuisibilité de référence aux États-Unis. En Rhône-Alpes, dans la majorité des parcelles suivies, la présence de l’insecte est constatée, ce qui témoigne d’une population abondante. 3 parcelles dépassent le seuil des 300 individus. En Nouvelle-Aquitaine, la chrysomèle semble poursuivre son développement, un accroissement des populations et des foyers est avéré, même si le niveau de captures semble éloigné des seuils critiques. Autre observation d’après la note de l’AGPM, le retour de la chrysomèle dans 2 régions qui avaient fait l’objet de captures dans les années antérieures, la Bourgogne-Franche-Comté et l’Île-de-France.

À ce jour, il faut évidemment accroître le réseau de surveillance, et il est fortement recommandé, pour les secteurs où les niveaux de population sont élevés, d’intensifier la rupture de la monoculture du maïs. La note recommande donc de ne pas cultiver le maïs en 2020 sur les parcelles où la chrysomèle a été détectée, ainsi que dans les parcelles contiguës cultivées en maïs. Pour rappel, le cycle de la chrysomèle se déroule sur une année. Les femelles pondent en fin d’été dans le sol au pied du maïs, les larves passent l’hiver et naissent au printemps suivant. Depuis 1995, des variétés de maïs Bt résistantes à la chrysomèle sont commercialisées aux États-Unis, mais des cas de résistance ont été signalés dès 2011.

 

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