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Blé hybride, un ensemble de différences qui font la différence

Publié le 09/08/2018 - 09:19

crédit : Saaten-Union

Biomasse supérieure, PMG plus élevés… les spécificités du blé hybride sont nombreuses. Grâce à ses traits spécifiques, l’hybride se démarque tout particulièrement dans des contextes réputés exigeants. Ainsi, année après année, les références démontrent que, semé dans un contexte adapté et à la bonne densité, le blé hybride est un investissement gagnant pour l’agriculteur.

Fort de la vigueur hybride, ou effet hétérosis, le blé hybride se distingue sur de nombreux caractères physiologiques. Parmi ceux-ci figurent une biomasse aérienne et racinaire plus importante, une capacité renforcée à pouvoir compenser tardivement ou à faire face à la fusariose.

La vigueur hybride se traduit ainsi sur le terrain par une productivité supérieure à celle des lignées (+ 7q/ha toutes situations confondues dans nos essais GPAR), et par une régularité appréciable. Parce qu’il fait davantage face aux aléas climatiques, le blé hybride assure ainsi une productivité plus élevée plus régulièrement ; ce qui fait dire à certains agriculteurs que, pour eux, le blé hybride « c’est comme une assurance ».

Mais si l’avantage productivité en grains fait la rentabilité, et que la régularité apporte une sécurité, le surcroît de paille produit par le blé hybride constitue un vrai bonus. L'avantage de 0,8 à 1,5 t/ha tel qu’il est mesuré se traduit ainsi directement par un avantage économique estimé à +30 à +60 €/ha.

 

Contextes difficiles = blé hybride

Maximiser ces chiffres passe par un positionnement ciblé du blé hybride. Son semis est clairement gagnant dans les contextes stressants et exigeants : « blé sur blé » ou « petites terres » notamment. L’écart entre blé hybride et blé conventionnel atteint ainsi +9,2 q, soit a minima 45 €/ha d’avantage comparatif, en « petites terres » par exemple.

 

Itinéraire technique maîtrisé, rentabilité optimisée

Au-delà du bonus rendement, plusieurs des spécificités du blé hybride méritent d’être valorisées dans une adaptation de l’itinéraire technique.

Optimiser l’itinéraire, c’est partir sur de bonnes bases avec le choix d’une densité ajustée au plus près en fonction de la variété (les résultats d’Hyking et d’Hypodrom incitent tout spécialement à baisser la densité jusqu’à 110 à 120 grains/m² en premières dates), prenant en compte la région et les conditions de semis bien sûr.

En végétation, les profils souvent favorables des variétés hybrides vis-à-vis des principales maladies, et les faibles écarts « traité/non traité » mesurés à l’inscription pourront inciter à moduler plus largement les applications de fongicides au bénéfice de la marge et de l’environnement. Le gain sur les programmes a priori pour Hyking comparativement à certaines références en région Nord se chiffre par exemple à 15 à 20 €/ha.

À la récolte, la qualité du grain peut également contribuer à un avantage rentabilité supplémentaire. La valeur en panification des hybrides, largement reconnue par l’ANMF (9 hybrides figurent aujourd’hui sur les listes ANMF), ouvre en effet sur une valorisation supplémentaire de la collecte. Et avec un classement VRMp, Hydrock et Hypodrom sont bien sûr concernés au premier chef.

La rentabilité du blé hybride ne se borne ainsi pas à un avantage rendement. Valoriser au mieux les potentialités de l’hybride sur l’exploitation passe donc par un ciblage de son implantation, puis un semis à densité ajustée, et une vraie prise en compte de tous ses avantages jusqu’à la récolte : dans la recherche de valeur ajoutée, il mérite vraiment que l’on s’y arrête, comme en témoignent Christophe David et Daniel Minot ou encore Michel Dollat.

 

 

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