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Pacte productif

Accroître la part de l’industrie et de l’agriculture dans le PIB français

Publié le 07/10/2019 - 14:17

L’Ania, Coop de France et la FNSEA, se disent prêts à relever collectivement le défi du Pacte productif, pour faire face à la perte de compétitivité du secteur agricole et agroalimentaire.

Le 8 juillet 2019, le Gouvernement a lancé une consultation dans le cadre des travaux du Pacte productif lancé par le président de la République au mois d’avril. Ce pacte productif vise à atteindre le plein-emploi d’ici 2025 et à accroître la part de PIB de l’industrie et de l’agriculture pour atteindre 15 % en 2025 et 20 % à l’horizon 2030.

Selon le communiqué du ministère, des groupes de travail thématiques sont mis en place pour les différents volets (innovations technologiques, numérique, industrie, énergie, agriculture et agroalimentaire). Chaque groupe a pour objectif de dresser le diagnostic de la production et de proposer un ensemble de mesures concrètes nécessaires à l’atteinte de ces objectifs début 2020.

Dans ce cadre, l’Ania, Coop de France et la FNSEA se disent prêts à relever collectivement le défi du Pacte productif, pour faire face à la perte de compétitivité du secteur agricole et agroalimentaire : "Pour la première fois depuis la première guerre mondiale, la France est déficitaire dans ses échanges agricoles et agroalimentaires avec l’Union européenne", rappelle le communiqué commun.

La contribution du secteur agricole et agroalimentaire publiée le 1er octobre précise les objectifs à atteindre et formule un certain nombre de propositions.

En termes d’objectifs, il est fait mention de :

  • porter à 4,5 % la part du secteur agricole et des IAA dans le PIB en 2025 (contre 3,8 % actuellement) et à 6 % en 2030 ;
  • permettre une hausse de 20 % des emplois dans les secteurs agricole et agroalimentaire d’ici à 2025 et de 40 % d'ici à 2030 ;
  • stopper la hausse des importations et augmenter de 60 % les exportations de produits agricoles et agroalimentaires à l’horizon 2030 (+ 35 % en 2025).

En termes de préconisations ou recommandations pour la filière alimentaire, Coop de France, la FNSEA et l’Ania indiquent que pour contribuer à la hauteur de l’ambition, la filière alimentaire a besoin d’une transformation profonde des modalités d’organisation et d’un accompagnement du secteur via une mise en cohérence des politiques publiques à l’amont comme à l’aval. Voici les grandes lignes des préconisations formulées :

  • restaurer la confiance des acteurs économiques à travers une approche "probusiness" ;
  • renforcer le rôle et les modalités d’action des territoires (décliner les plans de filières élaborés au niveau national avec les projets alimentaires territoriaux) ;
  • réserver l’emploi et renforcer la capacité de recrutement de la filière ;
  • investir dans l’outil de production, la productivité et la modernisation des équipements est une source de compétitivité durable ;
  • soutenir la recherche et l’innovation ;
  • permettre la mise en marché et la valorisation de l’offre alimentaire à l’export ;
  • mettre un terme aux distorsions de concurrence.

 

Retrouver l’ensemble des préconisations dans le détail

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