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Russie

2016, l’année de tous les records ?

Publié le 23/08/2016 - 11:56

La Russie domine l’actualité sur les marchés et, pour cause, l’année 2016 se présente comme l’année de tous les records tant sur le plan de la production que sur celui des exportations. Petit aperçu en chiffres. La production de blé devrait dépasser les 70 millions de tonnes, ce qui serait un record jamais atteint. Du côté des exportations, la Russie pourrait cette année supplanter l’Union européenne. Les projections de l’USDA misent sur un volume à l’export de 30 millions de tonnes pour la Russie (+4,5 Mt par rapport à 2015) contre 27 millions de tonnes pour l’UE (- 7 millions de tonnes par rapport à 2015).

En Russie, l’année 2016 pourait être celle de tous les records tant sur le plan de la production que sur celui des exportations. © Waldemarus/Fotolia

Dans un article de l’agence Sputnik daté du 16 août, plusieurs éléments pour justifier les raisons d’un tel succès. Les conditions climatiques d’une part, mais aussi les investissements réalisés dans le secteur agricole, et plus surprenant « les sanctions anti-russes de la part des Européens et des Américains ». Ce dernier argument n’est pas détaillé dans l’article, et pour rappel, Sputnik est une agence de presse russe créée en 2014 par les autorités russes, la ligne éditoriale assumée est « d'apporter un regard russe sur l'actualité ».  

Autre argument celui-ci convenu, la faiblesse du rouble qui permet au géant russe d’être très compétitif sur la scène internationale. Quand une tonne de blé russe se négocie à 10000 roubles (150 dollars), la tonne de blé américain ou français est 15 à 20% plus chère relate le média.

Cependant, le site Agrimoney évoque déjà un défaut qualitatif du blé russe qui pourrait s’expliquer par des niveaux de rendements très supérieurs à la moyenne. Ainsi on peut lire qu’il y a déjà de la surenchère sur le blé de qualité, accentuée par la faiblesse des disponibilités européennes. Ce sera évidemment un élément à suivre tout au long de la campagne. Autre facteur à regarder aussi, les tensions qui resurgissent en Crimée et attisent à nouveau le conflit entre l’Ukraine et la Russie. Début août, Vladimir Poutine a renforcé l’arsenal militaire basé en Crimée, et accusé son voisin ukrainien de mener des actions terroristes sur son territoire. Preuve que le conflit est toujours d’actualité et qu’il est un facteur d’instabilité qui n’est pas de nature à rassurer les marchés. 

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