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Aquitaine - Limousin - Poitou-Charentes

1re région agricole française et européenne

Publié le 10/02/2016 - 11:00

La 7e édition de la conférence agricole départementale à La Rochelle. O.Lévêque/Pixel image

4,2 millions d’hectares de SAU (15% de la SAU nationale, au premier rang français), 2,8 millions d'hectares de forêt (la première de France) et 83000 exploitations (17% du chiffre national, au premier rang français) : voilà quelques chiffres caractérisant la force agricole de la nouvelle région Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes.

 

Avec 11 milliards d’euros de chiffre d’affaires, elle devient d’ailleurs la première région agricole française et européenne, même si elle se positionne quatrième des treize régions françaises en valeur ajoutée par hectare, comme l’a souligné Luc Servant, président de la chambre d’agriculture de la Charente-Maritime, lors de la 7e conférence agricole départementale à La Rochelle vendredi dernier. S’étendant sur 84060 km², la nouvelle région est occupée à 50% par l’agriculture et 34% par la forêt, et représente 130000 emplois à temps complet.

Quatrième région céréalière d'Europe

Quatrième région céréalière d’Europe (1,332 million d’hectares de céréales, 360000 hectares d’oléagineux), la nouvelle région se place aux premières places française et européenne sur la maïsiculture (5,23 millions de tonnes), et à la première place française pour le tournesol. Les productions végétales, portées par la vigne et les céréales, représentent 60% de la valeur des productions agricoles de la région, avec 6,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, et le quart des exploitations de la nouvelle région ont une orientation « grandes cultures ». Chaque année, plus de 9 millions de tonnes de céréales y sont récoltées et près d’un million de tonnes d’oléagineux.

 

Bien qu’acteurs de la première région agricole française, les élus et agriculteurs présents ne semblaient pas tous pour autant des plus optimistes face à la crise agricole. Luc Servant a souligné :

Nous sommes dans une crise conjoncturelle de baisse des prix agricoles, dans un marché mondialisé sur les cours des céréales, de la viande ou du lait, avec des fluctuations de plus en plus fortes. Mais nous sommes aussi dans une crise structurelle, avec des coûts de revient plus élevés en France que chez nos voisins ! Il est donc temps d’avoir des règles égales, pour être compétitifs face aux Allemands pour le lait ou le porc, ou face aux Espagnols sur les productions irriguées à valeur ajoutée, car eux ont lancé de grands projets de stockage d’eau, contrairement à nous qui faisons face à une pression forte sur ces projets.

Enjeux et pistes de développement

Avec le regroupement de trois régions, les principaux enjeux semblent être autour du changement climatique et de la ressource en eau d’une part, et de la complémentarité entre les productions et territoires d’autre part, a souligné Luc Servant :

En effet, 10% de la SAU de la nouvelle région sont irrigués et 40% du territoire sont classés en zone vulnérale, d’où l’axe stratégique de la gestion des ressources. Les synergies entre les productions des trois anciennes régions offrent des opportunités pour renforcer et conquérir de nouveaux marchés, notamment à l’export, en confortant nos outils d’abattage et de transformation, en consolidant l’innovation, ou encore en améliorant la promotion de nos produits.

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