Imprimer
Commentaires
Désherbage colza

Première campagne réussie pour Mozzar/Belkar en désherbage colza

Publié le 02/04/2020 - 09:51

Les solutions de post-levée ouvrent la voie de plantes compagnes du colza aux parcelles un peu plus sales qu’à l’accoutumée. © @O.leveque/Pixel6TM

Après seulement une campagne d’utilisation, il semble que Mozzar/Belkar ouvre la porte à des stratégies de désherbage dicotylédone tout en post-levée du colza au regard de ses premiers résultats sur le marché.

 

Avec 92% d’utilisateurs satisfaits et 22% des surfaces de colza traitées avec Mozzar/Belkar à l’automne 2019, Corteva Agriscience est très satisfait de la première campagne de son nouvel antidicotylédone de post-levée à large spectre. «Ce qui fait de Corteva Agriscience «LA» société du désherbage post-levée en colza», selon Coline Sicaud, chef marché herbicides colza. Corteva Agriscience a gagné 7% de parts de marché sur ce marché du désherbage colza sur la campagne 2019-2020 et devient ainsi l’acteur majeur de ce marché avec 26% des surfaces couvertes par l’une de ses solutions de désherbage. Pour l’automne 2020, Corteva Agriscience a pour objectif d’augmenter encore ses parts de marché sur ce segment et de compter entre 30 et 35% des surfaces de colza couvertes par une de ses solutions de désherbage.

Attendre que la culture de colza soit bien implantée avant d’investir

Cette évolution s’explique sans doute par la principale raison évoquée par les agriculteurs qui ont fait le choix de Mozzar/Belkar lors de cette campagne : 40% citent que «désherber à un stade où le colza est bien implanté» est la première raison de leur choix. Compte tenu des conditions de semis du colza ces dernières années, il est de moins en moins concevable pour les colzaiculteurs d’investir dans un désherbage de pré-levée alors même qu’il est difficile d’être certain de la levée de la culture. Le passage systématique de pré-levée semble de moins en moins de mise sur colza pour cette première raison et aussi pour mieux cibler les adventices à détruire.

D’ailleurs, 22% des premiers utilisateurs de Mozzar/Belkar citent que «raisonner le désherbage en fonction des adventices levées» explique leur choix de recourir à une stratégie tout en post-levée. «Contrôler les dicotylédones les plus nuisibles» pour le colza n’arrive qu’en troisième position avec 21% des agriculteurs interrogés citant cette raison en premier. Pour Coline Sicaud, «le recours au désherbage à vue, une fois le colza bien implanté, rassure les utilisateurs. Il ne semble pas y avoir de souci d’insécurité vis-à-vis de l’absence d’intervention de pré-levée contre les adventices dicotylédones».

L’évolution des stratégies de désherbage du colza le prouve : la post-levée seule, qui ne représentait que 4% des surfaces de colza en 2017 est passée à 17% en automne 2019 au détriment notamment des stratégies de pré-levée seule. D’ailleurs, la typologie des stratégies de désherbage incluant Mozzar/Belkar s’oriente vers de la post-levée seule à raison de 51% contre 49% pour les stratégies pré-levée + post-levée. De plus, ne pas recourir à un antidicotylédone en pré-levée permet au colza de lever sans le moindre frein qui peut parfois être observé dans certains essais même si ce n’est pas systématique.

Un désherbage en double post-levée pour gérer les levées échelonnées

En moyenne sur le territoire français, deux applications de Mozzar/Belkar à hauteur de 0,25 l/ha pour chaque application revient à un coût global de 75 à 80 euros/ha. Quand la pression adventices dicotylédones est forte avec une levée échelonnée, la stratégie de double post-levée est privilégiée par Corteva Agriscience. Sur géranium et gaillet, elle a montré des efficacités de l’ordre de 98% dans les essais menés par la firme phytosanitaire. Sur matricaire, résultat identique qui est d’ailleurs le même que la stratégie pré-levée + post-levée. Isabelle Rougerie, responsable technique colza, préconise de «viser des matricaires jeunes».

Autre point technique non négligeable avec l’arrivée de cette nouvelle solution de post-levée sur colza : «Donner la possibilité d’ouvrir la technique des plantes compagnes du colza aux parcelles un peu plus sales que ce qui est conseillé à l’accoutumée, note Isabelle Rougerie. Une stratégie tout en post-levée offre l’avantage de laisser faire son cycle aux plantes compagnes, souvent des légumineuses, de jouir de leurs bienfaits pour la culture avant de les détruire en entrée d’hiver avec Mozzar/Belkar en même temps que les adventices dicotylédones. Une stratégie qui évite aussi de compter sur des gelées, qui n’arrivent pas toujours, pour détruire les plantes compagnes.»

 

Ajouter un commentaire

Pour ajouter un commentaire, identifiez-vous ou créez un compte.

Produits à comparer

Nos publications

  • Circuits Culture
  • Cultivar Élevage
  • Relations Culture
  • TCS
  • Viti Leaders