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UE : premier exportateur mondial de blé

Publié le 09/04/2015 - 15:58

Une campagne 2014/2015 qui en septembre s’annonçait bien compliquée. Mais la performance de l’Union européenne à l’exportation est à souligner, et elle devrait cette année prendre la première place des exportateurs mondiaux de blé. Dans sa note de conjoncture mensuelle, FranceAgriMer indique que le cumul des certificats à l’exportation délivrés entre le 1er juillet et le 31 mars est, quelles que soient les cultures, en hausse (+10% pour le blé tendre, +20% pour le blé dur, + 35% pour l’orge, +9% pour le maïs). FranceAgriMer précise même que la Commission européenne a par 2 fois délivré des volumes de certificats hebdomadaires en blé tendre jamais atteints (1,7 million de tonnes fin janvier et 1,6 Mt début mars).  

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Le principal facteur qui a permis un tel dynamisme à l’export est bien évidemment le facteur monétaire. Depuis mars 2014, la monnaie unique, qui se situait à 1,40 dollar, n’a cessé de plonger pour atteindre le 16 mars 2015 la valeur de 1,056 dollar (-24% en 1 an). FranceAgriMer rappelle que « dans un marché mondial libellé en dollars, en perdant un quart de sa valeur, l’euro a considérablement contribué à la compétitivité prix des marchés communautaires ». Autre facteur qui aura joué en faveur de l’exportation des céréales européennes, la mise en place en Russie d’une taxe à l’export des céréales. Cette mesure est effective depuis le 1er février et sera probablement maintenue jusqu’à la fin de campagne. Même si, du côté du Kremlin, le flou persiste sur la levée ou le prolongement de cette taxe.

Des importations en hausse

En termes d’importations, l’UE n’est pas en reste non plus, le cumul des certificats à l’importation sur la campagne en cours est en hausse pour le blé tendre (+70%) et le blé dur (+63%) mais en baisse pour le maïs (-33%). Les principaux États membres importateurs sont l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni et la Grèce. Les origines des importations varient en fonction des matières premières. Pour le blé tendre il s’agit principalement de l’Ukraine (50% des volumes), du Canada, des États-Unis et de la Russie. Pour le blé dur, il s’agit pour l’essentiel de l’origine canadienne, américaine et mexicaine. Enfin en maïs, 5 origines majeures, l’Ukraine, le Canada, la Serbie, les États-Unis et le Brésil.

Pour cette campagne, si les importations de maïs sont en forte baisse, c’est évidemment le fait d’une campagne maïs au sein de l’UE record (75 Mt) et le fait aussi qu’elle disposait cette année d’un volume de blé fourrager disponible plus important. Par ailleurs, FranceAgriMer rappelle que «  le rétablissement d’un droit à l’importation strictement positif entre la mi-juillet et début novembre a limité l’intérêt à l’importation depuis les pays tiers » 

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