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Orge de brasserie

L’Argentine à contre-courant

Publié le 21/04/2015 - 14:00

Si, à l’échelle mondiale, l’évolution des surfaces en orge brassicole est à la baisse depuis la campagne 2008/2009, l’Argentine connaît au contraire une évolution des surfaces à la hausse depuis 2005. En effet, les surfaces semées en orge de brasserie ont été multipliées par 10 pour atteindre près de 2 millions d’hectares lors de la campagne 2012/2013. Pour Leandro Pierbattisti de la Fédération Argentine des négociants, plusieurs explications à cette tendance, à la fois politiques et agronomiques.

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source MAGyP

 

Contrairement au marché du blé, il n’y a pas d’intervention publique, notamment à l’export sur le marché de l’orge. Pour limiter l’inflation du marché domestique, depuis quelques années le gouvernement taxe les exportations de blé, ce qui a eu pour effet de détourner les producteurs de cette culture au profit de l’orge.

Autre explication, agronomique cette fois, le fait que la culture de l’orge soit plus précoce que le blé dans le calendrier des récoltes, permettant ainsi d'avancer les semis de soja. « Avec l'orge à la place du blé, on peut avoir une avancée maximale de semis de soja de 18 jours. Cela se traduit en moyenne par un gain potentiel de rendement de soja de 9q/ha », explique le spécialiste.

Par ailleurs, ces dernières années, le débouché fourrager et la perspective du marché chinois portent nécessairement les marchés. Enfin l'importance de la variété Scarlett dans les assolements, variété destinée soit à la malterie, soit à l’alimentation animale a constitué « une révolution pour les producteurs et les utilisateurs », insiste Leandro Pierbattisti.

Les soucis arrivent…

Toutefois il semble que, depuis la campagne 2012/2013, la production marque le pas. L’orge fourragère vient concurrencer de plein fouet l’orge de brasserie, d’une part parce que les deltas de prix ne sont pas suffisamment intéressants et du fait de l’opacité des contrats.

Pour y remédier, les malteurs ont souhaité alléger leurs cahiers des charges pour permettre l’approvisionnement local. Par ailleurs, le développement de nouvelles variétés comme Shakira pourrait aussi venir soutenir la production d’orge brassicole. Mais en termes de perspectives, l’année 2015/2016 sera probablement une année sans grandes modifications des fondamentaux, année électorale oblige, les Argentins doivent élire un nouveau président en octobre 2015.

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