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Tour de plaine international: Angleterre

La livre sterling: un fardeau pour l'agriculture anglaise

Publié le 04/08/2015 - 14:33
 

Le « Pound » défavorise considérablement les exportations britanniques et impacte directement la trésorerie des producteurs. « C’est un fardeau pour l’agriculture anglaise car nous dépendons beaucoup de l’export, des prix et des échanges internationaux. Par exemple, un nouveau tracteur qui vient du continent peut dans certains cas être moins cher qu’un tracteur d’occasion ici. La meilleure chose qui pourrait nous arriver est une monnaie faible », précise William Brown, qui se veut en conséquence mitigé quand il s’agit d’aborder l’avenir de l’agriculture de son pays.

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« Nous avons la chance d’être installé et propriétaire de nos terres. Mais il devient de plus en plus difficile d’avoir accès au foncier. Les prix ici ont été multipliés par cinq en dix ans et de riches investisseurs font monter les enchères : certains sont prêts à mettre 55000 €/ha alors que le prix moyen dans le secteur est de 21000 €/ha. C’est pour cette raison que nous avons acheté cette ferme sur l’île de White en 2009, à 130 km de notre siège. C’était pour nous le seul moyen de nous agrandir », indique-t-il.  

En effet, il n’existe aucun organisme du foncier au Royaume-Uni pour réguler le marché des terres. Il est dorénavant difficile pour un producteur locataire de faire des prédictions sur le long terme. La dernière loi régissant les baux agricoles de 1995 a considérablement libéralisé ce marché. « Auparavant, les baux de location donnaient de la sécurité sur trois générations. Maintenant, leur durée est très variable : entre 1 et 15 ans, et ils peuvent être revus tous les 3 ou 5 ans. Cela a beaucoup bouleversé le fonctionnement des exploitations qui recherchent dorénavant le profit à court terme au détriment de la santé de leurs sols », rajoute l’agriculteur.

Aussi, William prépare déjà la succession de ses fils. Pour cela, il compte sur les particularités du Code civil anglais qui permet une certaine latitude au niveau des modalités de succession. « Nous ne sommes pas régis par le Code Napoléon. Nous pouvons répartir chaque part de l’héritage comme nous l’entendons, ce qui permettra de ne pas démanteler la ferme. C’est la meilleure façon pour qu’elle puisse se pérenniser », conclut l’agriculteur. 

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"Des moutons, du vulpin, de la pluie, et Napoléon" retrouvez l'article complet sur William Brown dans le Cultivar Leader juillet/août 2015. 

 

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