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Nuffield/International

À la découverte de l’agriculture française

Publié le 12/07/2016 - 11:50

Premier jour de collecte d'orge au silo de Sévépi à Limay, sous l'oeil des boursiers Nuffield 2016. Photo : H.Sauvage/Pixel image

Pendant une semaine, une dizaine de boursiers Nuffield, en provenance d’Angleterre, d’Australie, du Canada et de Nouvelle-Zélande, ont traversé la France pour appréhender sa culture et son agriculture. Chaque boursier est issu du milieu agricole, certains sont installés comme agriculteur ou en passe de l’être, d’autres travaillent dans le secteur agricole.

Ce voyage n’était qu’une « étape » d’un séjour long de six semaines qui les a conduits à Singapour, en Inde, au Qatar, en Turquie et aux États-Unis. Nous les avons rencontrés à leur passage en Normandie, accompagnés par Laure Figeureu-Bidaud, elle-même boursière Nuffield 2016, jeune agricultrice installée depuis octobre 2015 à Mézières-en-Vexin dans l’Eure.

« L’objectif de ces voyages est de donner une vision exhaustive des agricultures du monde entier, avec leurs problématiques et leurs enjeux. La philosophie de Nuffield, c’est le développement de l’agriculture par les hommes et le développement des hommes par l’agriculture », rappelle Thierry de Frémont, chargé de la communication Nuffield France.

À l’occasion de cette étape normande, étaient au programme des visites d’exploitation de la région, la découverte de la filière lin, une visite à l’UCDV à Saussaye-la-Campagne pour appréhender la déshydratation de luzerne, et enfin le silo de Sévépi à Limay (78).

Des visites qui, selon le profil de chacun des boursiers, suscitent l’intérêt, les questionnements, et leur permettent d’enrichir leur réflexion. Ainsi, Deborah Mcconnell, qui travaille en Irlande du Nord dans un institut de recherche en élevage, précise qu’ils ont les mêmes problématiques de dépendance au soja américain pour l’alimentation et qu’ils s’intéressent à la possibilité de développer des filières autour de la déshydratation de la luzerne.

Pour Clair Doan, producteur de dindes au Canada, ce sont les régimes alimentaires à travers le monde qui suscitent son intérêt pour imaginer l’avenir de sa production et de ses débouchés, « et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en France vous avez une connexion parfaite avec l’alimentation, ce qui n’est pas le cas sur le continent nord-américain ! » témoigne-t-il.

Entre autres morceaux choisis, les impressions recueillies sur les étapes du voyage, notamment la puissance de l’Inde et la démesure qatarie.

« Nous avons l’impression qu’il faut produire plus pour nourrir le monde, mais voir un pays comme l’Inde parvenir à nourrir 1,3 milliard d’Indiens, cela peut faire réfléchir » témoigne Clair Doan.

Quant au Qatar, l’exemple qu’a retenu l’ensemble des participants concerne les investissements gigantesques pour assurer l’autosuffisance alimentaire du pays, mais dans des conditions loin d’être durables. À titre d’exemple, 300 hectares de prairies irriguées en plein désert pour nourrir vaches et moutons

On dit que les voyages forment la jeunesse, mais ils sont une source sans fin pour bâtir l’agriculture de demain…

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